DAMAS/JERUSALEM, 25 mars (Xinhua) -- Quatre civils ont été tués après que les forces israéliennes eurent bombardé mardi la ville de Koayiah dans la province de Daraa, dans le sud de la Syrie, a rapporté l'agence de presse syrienne SANA.
Les forces israéliennes ont tenté de s'infiltrer dans la ville pendant une forte activité d'avions de reconnaissance, ainsi que de bombardements, qui ont entraîné des morts et plusieurs blessés, y compris une femme, a ajouté l'agence.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un groupe de surveillance basé au Royaume-Uni, a déclaré que ce bombardement faisait suite à une tentative des forces israéliennes d'avancer dans la ville "depuis la zone d'Al-Wadi, avant que des affrontements n'éclatent avec les jeunes hommes de la région, ce qui a forcé les forces israéliennes à se retirer".
L'OSDH a déclaré que les affrontements et les tirs d'obus se poursuivaient dans la région, accompagnés de survols d'hélicoptères israéliens et de mouvements de véhicules lourds, ce qui a provoqué de nouveaux déplacements depuis Koayiah et les villes voisines par crainte d'une escalade.
Toujours mardi, un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que ses troupes avaient "identifié plusieurs terroristes qui avaient ouvert le feu dans le sud de la Syrie" et avaient donc "riposté", l'armée de l'air les frappant.
Le porte-parole a ajouté que "des cibles avaient été identifiées".
Cette frappe est la dernière d'une série de frappes aériennes israéliennes menées ces derniers mois, à la suite du déploiement de troupes israéliennes dans la zone tampon surveillée par les Nations Unies en Syrie et de leur prise de contrôle du versant syrien du mont Hermon, sur les hauteurs du Golan occupé.
Après la chute de l'ancien président syrien Bachar el-Assad en décembre 2024, Israël a détruit la quasi-totalité des installations et des équipements de l'ancienne armée syrienne et a continué à pilonner toute formation militaire possible dans le sud de la Syrie.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déjà déclaré que son pays ne tolérerait aucune présence militaire dans le sud de la Syrie et dans la campagne méridionale de Damas, une demande totalement rejetée par le nouveau gouvernement intérimaire de la Syrie. Fin

