PORT-LOUIS, 21 décembre (Xinhua) -- Le capitaine et le second du vraquier MV Wakashio qui avait fait naufrage en juillet 2020 au sud-est de l'île Maurice, provoquant la plus grande catastrophe écologique de cette île touristique de l'océan Indien, ont été reconnus coupables lundi par la Cour intermédiaire.
Les deux hommes avaient plaidé coupable il y a quelques jours du chef de "conduite d'une manière susceptible de mettre en danger leur navigation". La sentence sera connue le 27 décembre.
Le capitaine Sunil Kumar Nandeshwar et son second, Hitihamillage Subodha Janendra Tilakaratna, auraient agi de façon négligente alors qu'ils se trouvaient à bord de ce bâtiment japonais battant pavillon panaméen le 25 juillet 2020 au large de la localité de Pointe d'Esny.
Le naufrage serait dû à une "distraction sociale" causée par le fait que les marins étaient sur le pont à la recherche d'une liaison wifi, avait indiqué Asiva Coopen, témoin de l'accusation et directeur adjoint de la Marine, devant la Cour d'investigation mise en place pour faire la lumière sur cette affaire.
Selon M. Coopen, le capitaine du MV Wakashio a "accepté son erreur" et reconnu qu'"il y avait une fête d'anniversaire à bord du navire" le jour où le vraquier s'est échoué sur les récifs. Il aurait expliqué s'être "rapproché de la terre ferme afin que le moral des marins 'reste élevé' en leur donnant du temps à parler à leurs proches". Il a expliqué qu'il n'y avait pas de réseau à bord et qu'il s'était donc rapproché des côtes pour capter un réseau wifi.
Le vraquier appartenant à la compagnie japonaise Okiyo Maritime Corporation ne transportait pas de cargo, mais seulement de l'huile lourde pour sa propre consommation. Alors qu'il passait au large des côtes mauriciennes vers 19h10 heure locale (15h10 GMT) le 25 juillet 2020, il avait a été contacté en vain par les garde-côtes.
Ce n'est qu'une heure après que le commandant a répondu et envoyé un message pour faire état de difficultés après que son navire se soit échoué à quelque 1,2 mille nautique (2,2km) de Pointe d'Esny.
Douze jours après, une fissure dans la coque du navire devait provoquer une fuite d'huile lourde et polluer le lagon. Les travaux de dépollution ont duré jusqu'en février 2021. Les dégâts matériels à l'environnement et à l'économie de la région ont été estimés à ce jour à plus de 50 millions de dollars. A ce jour, seulement 1,3 million de dollars ont été versés par l'assureur Japan P&I Club. Fin