WASHINGTON, 12 février (Xinhua) -- Une juge fédérale américaine a empêché jeudi le gouvernement du président américain Donald Trump de mettre fin aux protections temporaires contre l'expulsion des ressortissants sud-soudanais aux Etats-Unis.
La juge fédérale américaine Patti Saris à Boston (Massachusetts, nord-est) a conclu que la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, avait probablement agi de manière illégale en fournissant un motif "fallacieux" pour mettre fin au statut de protection temporaire (SPT) du Soudan du Sud et en ne divulguant pas le véritable facteur ayant motivé sa décision.
Le SPT s'applique aux personnes dont le pays d'origine est victime de catastrophes naturelles, de conflits armés ou d'autres événements extraordinaires, offrant aux migrants éligibles une protection temporaire contre l'expulsion.
En novembre dernier, Mme Noem avait publié une note mettant fin au SPT pour le Soudan du Sud, dans laquelle elle avait indiqué que le pays ne remplissait plus les conditions requises pour bénéficier de ce statut, qui lui avait été accordé pour la première fois en 2011, date à laquelle ce pays africain est devenu indépendant du Soudan. Plus de 230 ressortissants sud-soudanais ont bénéficié du SPT.
La juge fédérale a estimé que cette note ne présentait pas la "véritable raison" de la décision de Mme Noem, arguant que cette dernière avait adopté une "pratique préétablie" consistant à mettre fin au SPT pour tous les pays.
Depuis l'entrée en fonction de Mme Noem, le département américain de la Sécurité intérieure a pris des mesures pour mettre fin au SPT pour onze autres pays, dont Haïti, le Venezuela et l'Ethiopie, a affirmé la juge.
Cette décision a été rendue dans le cadre d'un procès intenté par un groupe de ressortissants sud-soudanais et l'organisation à but non lucratif African Communities Together. Fin
