TEHERAN, 13 janvier (Xinhua) -- Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré que son pays était prêt à entrer en guerre mais restait ouvert au dialogue, après que le président américain Donald Trump a déclaré que l'armée américaine envisageait des "options très fortes" concernant l'Iran dans le contexte des troubles récents.
Dans une interview accordée lundi à Al Jazeera, M. Araghchi a déclaré : "Si Washington veut tester l'option militaire qu'il a déjà testée auparavant, nous y sommes prêts", ajoutant qu'il espérait que les Etats-Unis choisiraient le dialogue.
Il a ajouté que les communications avec l'envoyé spécial américain Steve Witkoff avaient "continué avant et après les manifestations et se poursuivaient toujours".
L'interview de M. Araghchi fait suite à la menace de M. Trump de recourir à "des options très fortes", y compris une éventuelle action militaire contre l'Iran, en réponse à la "répression" des manifestants par Téhéran. M. Trump a déclaré dimanche aux journalistes que les responsables iraniens avaient contacté les Etats-Unis pour proposer des négociations, ajoutant qu'"une réunion était en cours d'organisation".
Des manifestations ont éclaté dans de nombreuses villes iraniennes depuis le 28 décembre. Elles ont initialement commencé avec les commerçants du bazar de Téhéran qui manifestaient contre la forte dévaluation de la monnaie nationale, le rial, et la flambée de l'inflation, avant de s'étendre à d'autres villes. Les troubles ont fait des victimes parmi les forces de sécurité et les civils.
Les troubles ont alimenté les affirmations des autorités iraniennes selon lesquelles les Etats-Unis et Israël pourraient être derrière tout cela.
Dans son interview avec Al Jazeera, M. Araghchi a également expliqué la raison derrière la coupure d'Internet en Iran à la suite des troubles.
"Nous avons enregistré des voix d'individus donnant des ordres depuis l'étranger à des agents terroristes, leur demandant de tirer sur les forces de police et de tirer sur les manifestants si les forces de police n'étaient pas présentes. Leur intention était de semer la mort", a déclaré le ministre. Fin
