Le Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir au Japon, a réitéré mercredi son appel en faveur d'une accélération des débats sur la révision constitutionnelle, suscitant les critiques et l'opposition de certains partis d'opposition, a rapporté l'agence de presse japonaise Jiji Press.
TOKYO, 5 novembre (Xinhua) -- Le Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir au Japon, a réitéré mercredi son appel en faveur d'une accélération des débats sur la révision constitutionnelle, suscitant les critiques et l'opposition de certains partis d'opposition, a rapporté l'agence de presse japonaise Jiji Press.
Lors d'une réunion de la commission constitutionnelle de la Chambre des conseillers mercredi après-midi, le député du PLD Tsuneo Kitamura a évoqué les propositions de son parti visant à réviser la Constitution, notamment en mentionnant explicitement les Forces d'autodéfense dans l'article 9.
M. Kitamura a déclaré qu'il était "extrêmement anormal" que le peuple japonais n'ait pas encore été consulté sur la nécessité d'une révision constitutionnelle, appelant à ce que les discussions sur cette question avancent dès que possible, selon Jiji Press.
En réponse, Hiroyuki Konishi, député du Parti constitutionnel démocratique du Japon, a affirmé que les principes fondamentaux de la Constitution étaient universels. Il a souligné la nécessité de s'opposer fermement aux propositions erronées de révision constitutionnelle et de défendre le recours à la Constitution pour protéger la population.
Taku Yamazoe, responsable des politiques du Parti communiste japonais, a ajouté que la révision constitutionnelle n'était pas une priorité pour le peuple japonais, ajoutant qu'il était "inacceptable" de précipiter les discussions sur cette question en réponse à l'appel de la Première ministre Sanae Takaichi.
Le PLD prône depuis longtemps une révision de la Constitution, notamment pour stipuler explicitement l'existence des Forces d'autodéfense dans l'article 9.
Lors d'un congrès du PLD en avril, Mme Takaichi a rappelé que la poursuite d'une révision constitutionnelle initiée par le peuple japonais lui-même constituait la ligne politique fondamentale du parti, estimant que "le moment est venu". Elle a également exprimé l'espoir que des progrès puissent être réalisés en vue de la présentation d'une proposition d'amendement constitutionnel d'ici au prochain congrès du parti, l'année prochaine.
Les propos de Mme Takaichi et les initiatives du gouvernement en faveur d'une révision constitutionnelle continuent d'alimenter les inquiétudes au sein de la société japonaise.
A l'occasion du 80e anniversaire de la promulgation de l'actuelle Constitution japonaise, environ 14.000 personnes se sont rassemblées mardi devant la Diète nationale (le Parlement japonais) à Tokyo pour réclamer la protection de la Constitution pacifiste et s'opposer à la volonté arbitraire du gouvernement Takaichi de faire avancer la révision constitutionnelle, avertissant que cela pourrait mener le Japon sur une voie dangereuse.
