JERUSALEM, 4 novembre (Xinhua) -- La Commission électorale centrale d'Israël a publié mercredi les résultats officiels des élections législatives de la semaine dernière, confirmant que les partis d'opposition ont remporté 67 sièges sur les 120 que compte le Parlement, contre 53 pour le bloc au pouvoir du Premier ministre Benjamin Nétanyahou.
Les 67 sièges de l'opposition en comprennent 48 remportés par les partis alliés au parti Yashar de l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot et 19 par les partis dirigés par les Arabes, à savoir la Liste unie, une coalition de trois partis, et le parti musulman Raam.
Ni M. Nétanyahou ni M. Eisenkot ne disposent des 61 sièges nécessaires pour former un gouvernement majoritaire sans le soutien d'autres partis extérieurs à leurs blocs respectifs.
Le président de la Commission électorale centrale et juge à la Cour suprême, Noam Sohlberg, a présenté les résultats au président Isaac Herzog. Selon la loi israélienne, M. Herzog devrait entamer mercredi soir des consultations avec les partis politiques afin de déterminer quel député devrait être chargé de former le prochain gouvernement.
M. Herzog a exhorté les partis à faire des compromis sur leurs promesses électorales afin d'éviter de nouvelles élections et de permettre la formation d'un gouvernement stable. "Dans la réalité actuelle, où aucun vainqueur clair ne se dégage après les élections, je demande de l'originalité et de la créativité, du courage et de la bonne volonté", a-t-il souligné.
La commission a approuvé les résultats malgré une enquête en cours sur des soupçons d'ingérence étrangère. M. Sohlberg a indiqué que les allégations restaient non prouvées et ne justifiaient pas de retarder l'annonce.
"Ces derniers jours, des voix se sont élevées pour tenter de jeter le doute sur les résultats des élections et de contester leur validité. C'est un danger réel", a affirmé M. Sohlberg, soulignant que les élections s'étaient déroulées correctement et que les résultats reflétaient la volonté des électeurs. Fin
