Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que Téhéran n'envisageait actuellement aucune rencontre avec des responsables américains, tandis que les consultations avec les médiateurs qataris et pakistanais se poursuivaient au sujet des conditions posées par l'Iran pour résoudre la crise, a rapporté samedi la chaîne qatarie Al Jazeera.
DOHA, 31 octobre (Xinhua) -- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que Téhéran n'envisageait actuellement aucune rencontre avec des responsables américains, tandis que les consultations avec les médiateurs qataris et pakistanais se poursuivaient au sujet des conditions posées par l'Iran pour résoudre la crise, a rapporté samedi la chaîne qatarie Al Jazeera.
Dans un entretien accordé à Al Jazeera, M. Araghchi a qualifié les informations faisant état de possibles rencontres de spéculations médiatiques, affirmant que l'Iran ne voyait pour l'heure aucune nécessité de rencontrer des responsables américains.
Il a indiqué que Téhéran déciderait de l'opportunité d'engager des négociations directes ou indirectes une fois que Washington aurait accepté les conditions iraniennes.
M. Araghchi a précisé qu'une délégation iranienne s'était rendue au Qatar pour de nouvelles discussions, ajoutant que l'un de ses collaborateurs s'y trouvait afin de poursuivre les consultations avec les médiateurs.
Selon le chef de la diplomatie iranienne, les conditions posées par Téhéran comprennent la reconnaissance d'une nouvelle voie de navigation dans le détroit d'Ormuz, définie par l'Iran en coopération avec Oman, ainsi que la fermeture des autres voies de passage.
Téhéran réclame également la levée des sanctions imposées après la signature du protocole d'accord d'Islamabad, une réduction de la présence militaire américaine dans la région, le rétablissement des dérogations aux sanctions permettant les exportations de pétrole iranien, ainsi que le déblocage de l'ensemble des fonds iraniens gelés, y compris ceux détenus au Qatar, a-t-il poursuivi.
L'Iran exige en outre la cessation des hostilités sur tous les fronts, notamment au Liban, a-t-il ajouté.
M. Araghchi a indiqué que les médiateurs avaient présenté des propositions concernant le programme nucléaire iranien, que Téhéran examinait dans le cadre de ce qu'il a qualifié de deuxième phase.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a également déclaré qu'une lettre du vice-président américain JD Vance avait été examinée lors de réunions de haut niveau. Il a qualifié de "mesure positive" la démarche américaine visant à ouvrir la voie à un dialogue et à une compréhension mutuelle plus larges.
Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et d'autres villes iraniennes. L'Iran a riposté par des vagues d'attaques de missiles et de drones visant Israël ainsi que des bases et des installations américaines dans la région, tout en renforçant son contrôle sur le détroit d'Ormuz.
Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties au conflit le 8 avril. Le 18 juin, l'Iran et les Etats-Unis ont signé un protocole d'accord sur la cessation de la guerre sur tous les fronts dans la région.
Aux termes de ce protocole d'accord, les deux pays devaient mener des négociations dans un délai de 60 jours, soit jusqu'au 17 août, afin de parvenir à un accord définitif sur le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions. Toutefois, les discussions n'ont pas permis de réaliser des progrès suffisants en vue d'un accord.
