PARIS, 30 octobre (Xinhua) -- Le produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 0,1% au troisième trimestre 2026, selon une première estimation publiée vendredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), confirmant l'atonie de l'économie française après une contraction de 0,2% au premier trimestre et une stagnation au deuxième.
La consommation des ménages a toutefois accéléré, progressant de 0,4% après une hausse de 0,2% au trimestre précédent. Cette progression a notamment été portée par les achats de matériels de transport, en hausse de 3,1%, principalement grâce aux véhicules électriques. En revanche, l'investissement a poursuivi son recul de 0,6%. Au total, la demande intérieure finale hors stocks a contribué à hauteur de 0,1 point à l'évolution du PIB.
Le commerce extérieur a pesé sur l'activité, avec une contribution négative de 0,6 point à la croissance. Les exportations ont reculé de 1,7%, après une hausse de 2,8% au deuxième trimestre, tandis que les importations sont restées quasiment stables, progressant de 0,1%.
Du côté de la production, l'industrie manufacturière a enregistré une baisse de 1,4%, notamment dans les matériels de transport, dont la production a chuté de 3,5%. La production automobile a reculé de 1,5%, enregistrant son quatrième trimestre consécutif de baisse, tandis que celle des autres matériels de transport, en particulier dans l'aéronautique, a chuté de 4,5%. La production agroalimentaire a également diminué de 1,5%, pénalisée par les mauvaises récoltes agricoles de l'été.
Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a estimé vendredi que l'économie française était "à l'arrêt" et appelé à rétablir la confiance, notamment par une adoption rapide du budget 2027. Tout en écartant le risque d'une crise, il a averti que le pays pourrait se retrouver en difficulté si les objectifs de redressement des finances publiques n'étaient pas atteints. Fin
