SEOUL, 23 octobre (Xinhua) -- Le ministère sud-coréen de la Défense a proposé vendredi d'entamer des pourparlers avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC) afin de confirmer ensemble l'emplacement précis de la Ligne de démarcation militaire (LDM), de rétablir les voies de communication militaires et de discuter des mesures à prendre pour prévenir les affrontements accidentels dans les zones frontalières.
Il a indiqué dans un communiqué qu'une réunion trilatérale à laquelle participerait le Commandement des Nations Unies en Corée serait envisageable si nécessaire, précisant que les dates et lieux précis pourraient être discutés par l'intermédiaire du village frontalier de Panmunjom.
Le 5 octobre, Séoul avait affirmé qu'une explosion survenue le 21 septembre dans la zone démilitarisée avait été provoquée par des mines "posées par la RPDC", blessant trois militaires sud-coréens.
Compte tenu de la confrontation militaire le long de la LDM, il sera difficile de prévoir quelles autres situations pourraient survenir si la situation actuelle continue de rester sans solution, a averti le ministère.
Il a ajouté que, en l'absence de mesures spécifiques, les soldats des deux pays mèneraient des opérations en se basant sur leur propre perception de l'emplacement de la LDM, ce qui augmenterait le risque de nouveaux affrontements accidentels.
Le 6 octobre, le ministère des Affaires étrangères de la RPDC avait déclaré que la récente explosion d'une mine dans la zone démilitarisée était une "farce" orchestrée et décidée unilatéralement par Séoul.
La tentative des autorités sud-coréennes de faire porter la responsabilité de cet incident à la RPDC et de ternir son image internationale a constitué une grave provocation qui ne saurait être ignorée, avait-il ajouté, selon l'agence officielle KCNA. Fin
