TAIYUAN, 15 octobre (Xinhua) -- Le cinquième Congrès d'archéologie chinoise s'est ouvert jeudi à Yuncheng, au Shanxi, dans le nord de la Chine, sous le thème "L'archéologie : le passé et l'avenir".
Prévu jusqu'à samedi, le congrès réunit des centaines d'archéologues venus de Chine et de l'étranger, avec des discours d'ouverture et 28 sessions parallèles, comprenant plus de 570 communications académiques et 22 conférences grand public.
Yuncheng, la ville hôte, est le lieu où le site de Xiyin, dans le district de Xia, a été fouillé il y a 100 ans. Le site remonte au Néolithique. Les fouilles ont mis au jour des milliers de fragments de poterie et d'autres artefacts associés à la culture Yangshao, apparue autour du cours moyen du Fleuve Jaune et datant de 4.700 à 7.000 ans.
Dirigée par l'archéologue chinois Li Ji et le géologue Yuan Fuli, il s'agissait de la première fouille archéologique scientifique moderne menée de manière indépendante par des chercheurs chinois, ce qui a inauguré une nouvelle ère pour l'archéologie chinoise et en a fait un jalon de l'archéologie chinoise moderne.
Marie Louise Stig Sørensen, professeure d'études sur la préhistoire européenne et le patrimoine au département d'archéologie de l'Université de Cambridge et invitée du congrès, a déclaré s'être intéressée à l'archéologie liée à la culture Yangshao après avoir travaillé avec de jeunes chercheurs sur l'importance de cette culture.
"C'est une part fascinante de notre histoire mondiale et, en même temps, son archéologie ressemble tellement, à certains égards, à ce que je fais en Europe", a-t-elle déclaré.
Créé en 2016, le Congrès d'archéologie chinoise vise à mettre en valeur l'état actuel et les réalisations de l'archéologie chinoise, à promouvoir une plus grande ouverture et des échanges académiques internationaux, et à faire progresser le développement global de l'archéologie chinoise. Fin
