BUJUMBURA, 7 octobre (Xinhua) -- Le Burundi a accueilli mardi la 8e session ordinaire du Conseil des ministres sectoriel chargé de la pêche et de l'aquaculture de l'Organisation des secteurs de pêche du Lac Victoria (LVFO) et les représentants des pays membres, qui se sont accordés sur la nécessité de travailler ensemble pour lutter contre la pêche illégale, considérée comme un défi majeur.
Cette rencontre ministérielle annuelle a été consacrée aux échanges sur les sujets de la pêche et de l'aquaculture au niveau de la Communauté de l'Afrique de l'Est et a réuni les délégations des pays membres de cette organisation, à savoir le Burundi, la Tanzanie, le Kenya et l'Ouganda ainsi que des acteurs venant du secteur privé opérant dans le secteur de la pêche.
Dans son discours, Ng'wasi Damas Kamani, ministre adjointe de l'Elevage et de la Pêche de la Tanzanie, a fait savoir que le poisson constitue une source de nourriture et de revenus, tandis que la pêche, la transformation et le commerce créent des emplois pour des populations à travers la région.
"Le lac Victoria étant une ressource partagée, la gestion de ses ressources halieutiques et de son environnement doit rester un effort collectif impliquant tous les Etats partenaires", a-t-elle souligné.
Mme Kamani a relevé les défis qui affectent ce secteur notamment la pêche illégale et la diminution des poissons dans le lac. A cela s'ajoute la faible valorisation des données sur les stocks des poissons qui sont dans les zones aquacoles ou dans les lacs. Pour cette responsable tanzanienne, ces difficultés entraînent des pertes d'emplois pour les jeunes et les femmes et cette situation pèse sur l'économie et compromet la sécurité alimentaire.
De son côté, le secrétaire permanent du ministère burundais de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Elevage, Emmanuel Niyungeko, a signalé que le Burundi tire profit de son adhésion à la LVFO, surtout en s'inspirant des autres Etats membres qu'il a qualifiés de très avancés en matière de pêche et d'aquaculture.
Lors des échanges, les intervenants ont convergé sur la nécessité d'efforts collectifs pour résoudre les problèmes liés à la capture et à la commercialisation des poissons immatures, tout en respectant les lois et les responsabilités de chaque Etat partenaire. Cela permettra de garantir un approvisionnement durable en matières premières pour les unités de transformation du poisson dans la région. Fin
