KINSHASA, 2 octobre (Xinhua) -- Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont fait état vendredi d'une amélioration de la situation épidémiologique dans plusieurs zones touchées par Ebola, dont certaines n'ont plus enregistré de nouveaux cas depuis plusieurs semaines, alors que le bilan national a dépassé les 4.000 morts.
"Aujourd'hui, nous ne parlons plus d'épidémies provinciales, nous parlons d'épidémies zonales, dans les zones de santé", a déclaré le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, lors d'un point de presse à Kinshasa consacré à l'évolution de l'épidémie.
Sur les 63 zones de santé touchées depuis le début de l'épidémie, 12 n'ont plus signalé de nouveaux cas depuis 42 jours, tandis que huit autres n'en ont enregistré aucun depuis 22 à 42 jours, selon le ministre.
"Effectivement, c'est très variable, mais on voit qu'en termes de nombre de zones de santé, cela a diminué", a-t-il souligné.
Steve Ahuka, coordonnateur de la riposte contre Ebola, a estimé que les équipes sanitaires commençaient à prendre de l'avance sur l'évolution de l'épidémie, en anticipant et en contenant certains foyers de transmission.
Il a toutefois averti que l'insécurité continuait de limiter l'accès à plusieurs zones touchées, compliquant la détection des cas et les efforts visant à interrompre les chaînes de transmission.
Selon les derniers chiffres publiés vendredi par les autorités sanitaires congolaises, l'épidémie a fait 4.018 morts sur un total de 8.300 cas confirmés dans sept provinces du pays, soit un taux global de létalité de 48,4 %. Au total, 2.162 patients ont été déclarés guéris.
Malgré ces signes d'amélioration localisée, l'organisation médicale internationale Médecins sans frontières (MSF) a averti jeudi que le bilan réel de l'épidémie était probablement plus lourd que celui officiellement rapporté, en raison des lacunes dans la surveillance épidémiologique et la détection des cas.
Déclarée en mai dernier et causée par le virus Ebola de type Bundibugyo, cette épidémie est devenue la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, ainsi que la deuxième plus importante au monde, après celle qui a frappé l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016. Fin
