HANGZHOU, 26 septembre (Xinhua) -- A mesure que l'économie numérique s'accélère, l'intelligence artificielle (IA) devient un nouveau moteur de croissance pour la coopération économique et commerciale entre la Chine et l'Afrique, portée par l'expansion de ses applications concrètes, selon un nouveau rapport.
Intitulé "Coopération économique et commerciale Chine-Afrique : progrès et perspectives 2026", ce rapport a été dévoilé lors de la cinquième Exposition mondiale du commerce numérique, qui se tient actuellement à Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine.
L'exposition, un événement dédié à la promotion du commerce numérique et de la coopération industrielle, se déroule du 23 au 27 septembre. Cette année, le nombre de ses pavillons étrangers a déjà dépassé le total cumulé de toutes les éditions précédentes.
Selon le rapport, l'application de l'IA passe d'une option d'avenir à un véritable programme dans la coopération sino-africaine. Cette évolution se caractérise par une forte orientation vers des scénarios d'application concrets. La coopération s'est élargie à des domaines tels que la prévention des catastrophes, les soins de santé, l'agriculture intelligente et la gouvernance urbaine.
"Il faudra de plus en plus disposer d'une infrastructure numérique permettant aux entreprises africaines d'être compétitives dans une économie mondiale en mutation rapide", déclare Klaus-Dieter Kaempfer, directeur général d'Absa Chine, ajoutant que le commerce numérique a le potentiel de réduire les barrières à l'entrée, de connecter les entreprises à de nouveaux marchés et de permettre aux entrepreneurs de participer au commerce mondial, quelle que soit leur situation géographique.
Alhaji Sarjoh Bah, représentant permanent de l'Union africaine en Chine, appelle à approfondir la coopération dans cinq domaines, à savoir la facilitation des échanges commerciaux et le commerce électronique transfrontalier ; l'interopérabilité des paiements ; la gouvernance des données fiables, la cybersécurité et la prévention des litiges ; l'intelligence numérique et les parcs industriels axés sur la création de valeur ajoutée ; ainsi que les échanges entre les peuples et les talents numériques.
M. Bah plaide pour le rapprochement entre les parcs industriels chinois de commerce numérique et les zones économiques spéciales et parcs industriels africains, ainsi que pour la combinaison de l'informatique en nuage, des centres de données, de la logistique intelligente et de l'IA avec l'industrie manufacturière et de transformation.
"L'Afrique cherche à passer de l'exportation de minerais bruts à la production de produits transformés. Elle souhaite également passer de la génération de données brutes à la production d'intelligence traitée", poursuit M. Bah, soulignant la nécessité d'un contenu local, du développement des compétences et du transfert de technologie, ainsi que de la construction de systèmes d'IA reflétant les langues et réalités africaines.
Des projets de coopération concrets sont déjà en cours. L'un des temps forts de l'événement a été la promotion du système intelligent d'alerte météorologique "Mazu". Conçu pour répondre aux besoins de l'Afrique en matière de prévention des catastrophes météorologiques, ce système a été déployé en Ethiopie et à Djibouti, offrant des services ciblés.
L'approfondissement des liens numériques reflète la croissance robuste du commerce entre la Chine et l'Afrique. En 2025, le commerce sino-africain a augmenté de 17,7% en glissement annuel pour atteindre 348 milliards de dollars. Le 1er mai, la Chine a pleinement mis en œuvre un traitement tarifaire nul pour 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques.
La valeur du commerce des services numériquement livrables de la Chine a progressé à un taux annuel moyen de 11,2% entre 2016 et 2025, dépassant la moyenne mondiale de 1,8 point de pourcentage. Fin
