RDC/Ebola : l'épidémie reste hors de contrôle, forte hausse des cas au Nord-Kivu (OMS) - Xinhua - french.news.cn

RDC/Ebola : l'épidémie reste hors de contrôle, forte hausse des cas au Nord-Kivu (OMS)

French.news.cn | 2026-09-23 à 19:07

KINSHASA, 23 septembre (Xinhua) -- L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) reste hors de contrôle malgré des signes d'amélioration dans certaines zones touchées, tandis que le nombre de cas a fortement augmenté dans la province du Nord-Kivu, a déclaré mercredi une haute responsable de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

"Nous commençons à observer les premiers signes encourageants de progrès", a annoncé Marie Roseline Bélizaire, directrice du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS pour la région africaine, lors d'une conférence de presse en ligne.

Selon les autorités sanitaires congolaises, le pays avait enregistré jusqu'à lundi 7.733 cas confirmés, dont 3.759 décès.

Entre le 31 août et le 20 septembre, le nombre de cas a diminué d'environ 26% dans la province de l'Ituri, longtemps épicentre de l'épidémie, et d'environ 15% dans celle du Haut-Uélé. En revanche, le Nord-Kivu a enregistré une hausse de 73% sur la même période, a indiqué Mme Bélizaire.

"Cela montre clairement que l'épidémie continue d'évoluer différemment selon les zones touchées", a-t-elle souligné, ajoutant que chacune des sept provinces affectées présentait son propre schéma de transmission.

"L'épidémie n'est toujours pas sous contrôle", a-t-elle alerté. "Cette épidémie continue de représenter un risque important pour la sécurité sanitaire régionale et mondiale."

Les enfants de moins de cinq ans restent particulièrement vulnérables, avec un taux de létalité supérieur à 60%, contre approximativement 40% chez les adultes, selon la responsable de l'OMS.

Bien que le suivi des contacts ait progressé pour atteindre près de 88%, un nombre encore trop important de nouvelles infections sont détectées sans lien épidémiologique connu, ce qui met en évidence des lacunes persistantes dans la surveillance, a-t-elle précisé.

Mme Bélizaire a mentionné que la riposte devait désormais concentrer ses ressources dans les zones où la transmission et les risques sont les plus élevés, tout en maintenant les services de santé essentiels.

"Nous devons consolider les progrès réalisés en Ituri, renforcer la riposte au Nord-Kivu et dans les autres foyers émergents, détecter les cas plus tôt, réduire les décès communautaires et maintenir une solide préparation transfrontalière", a-t-elle déclaré.

L'épidémie actuelle est devenue la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, ainsi que la deuxième plus importante au monde après celle qui a frappé l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016. Fin

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