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(Multimédia) Du riz hybride à la pisciculture : les experts chinois boostent les revenus des agriculteurs africains

French.news.cn | 2026-09-23 à 12:35

Des agriculteurs battent le riz paddy fraîchement récolté dans le village de Zhongtang du district de Changshun, dans la province chinoise du Guizhou (sud-ouest), le 18 septembre 2026. (Photo : Tao Liang)

BEIJING, 23 septembre (Xinhua) -- Le 23 septembre marque la Fête des moissons des agriculteurs chinois, et diverses activités sont organisées à travers le pays pour célébrer une bonne récolte et mettre en valeur les réalisations de la revitalisation rurale en Chine.

Il y a quatre mois, des agriculteurs de la commune de Mpanda de la province burundaise de Bujumbura ont témoigné de la coopération fructueuse entre la Chine et l'Afrique dans le domaine de l'agriculture en célébrant une bonne récolte.

La modernisation agricole est l'un des axes majeurs de la coopération sino-africaine. D'après un bilan établi fin 2023, la Chine a construit 24 centres de démonstration de technologies agricoles en Afrique, promu plus de 300 technologies agricoles avancées et stimulé les rendements des cultures locales de 30% à 60% en moyenne, bénéficiant à plus d'un million de petits exploitants agricoles africains.

"A mon arrivée au Burundi, la riziculture locale était confrontée à de multiples défis graves, incapable de répondre aux besoins alimentaires de base de la population", indique Yang Huaide, chef des experts agricoles chinois qui travaille au Burundi depuis 2015. "C'est là que se situe le point de départ réel de notre coopération technique agricole avec le Burundi", ajoute-t-il.

Sous la direction de M. Yang, les experts agricoles chinois ont non seulement aidé la population locale à accroître ses rendements, mais ont également transmis les techniques de culture du riz hybride aux jeunes.

A Rutana, commune de la province de Burunga, le riz hybride est actuellement cultivé sur 326 hectares, contre 50 hectares à ses débuts. Selon Gordien Ntakarutimana, administrateur de la commune, l'arrivée d'experts agricoles et l'introduction du riz hybride en 2020 ont contribué à l'amélioration des conditions de vie de nombreux habitants de la région.

"Auparavant, j'étais agriculteur de riz local. Après, avec les experts agricoles chinois, j'ai franchi une étape importante en développement", indique-t-il.

"Avant l'arrivée des experts agricoles chinois, la production de riz local était minime, avec un rendement de 2 à 3,5 tonnes par hectare et des champs menacés par la pyriculariose", se souvient M. Ntakarutimana, ajoutant que ces problèmes n'existent plus depuis l'introduction du riz hybride.

"Cette saison, j'ai obtenu plus de 15 tonnes de riz sec sur un champ de 1,5 hectare", souligne Mélance Twagirayezu, technicien de riz hybride qui travaille avec les experts chinois.

Outre l'aide apportée aux agriculteurs africains pour augmenter leur production alimentaire et résoudre le problème de la nourriture, les experts agricoles chinois leur transmettent également d'autres expériences en matière de développement agricole afin de les aider à accroître leurs revenus.

Dans le village de Nariou de la province du Boulkiemdé, au Burkina Faso, le modèle "riziculture-élevage-pisciculture" proposé par les experts agricoles chinois est très apprécié des villageois.

Si l'aviculture existait déjà au Burkina Faso, elle était limitée par la dégénérescence des races et des lacunes dans la prévention des maladies. Pour garantir la survie des poussins et la rentabilité, les experts chinois ont fourni un soutien complet, de la sélection des espèces à l'élevage des poussins, en passant par la formation technique et l'accompagnement commercial.

Après trois mois d'élevage, un poulet peut être vendu pour environ 4.000 francs CFA. Selon l'expert en élevage Zhang Huazhi, 50 familles ont reçu chacune 20 poussins, avec un taux de survie moyen de 93,2%. Les ventes sont susceptibles de générer plus de 70.000 francs CFA de revenus supplémentaires par ménage.

D'après l'expert agricole Deng Chengang, le village jouit également d'un grand potentiel piscicole, grâce à des pluies abondantes, à un réservoir construit avec l'aide de la Chine et à la disponibilité de ressources pour l'alimentation des poissons.

"Notre village devient connu pour sa pisciculture. Beaucoup viennent s'informer, et nous sommes heureux de partager notre savoir-faire", se réjouit Salam Tinga Kiendrebeogo, chef du village.

"L'élevage des poissons devrait rapporter environ un million de francs CFA pour notre village, renforçant notre économie collective. Nous espérons que les experts chinois continueront à nous aider", indique-t-il.

"Les experts chinois apportent non seulement une technologie avancée, mais surtout des solutions adaptées à notre réalité. Le modèle intégré 'culture-élevage' rend les revenus des agriculteurs plus stables et résilients, offrant une expérience précieuse pour la réduction de la pauvreté rurale", déclare Dianda Idrissa, représentant du ministère burkinabè de l'Agriculture.

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