(CIFTIS) Des mines zambiennes au canal égyptien : la création sino-africaine des écoles professionnelles vise à ancrer l'intégration entre l'enseignement et l'industrie - Xinhua - french.news.cn

(CIFTIS) Des mines zambiennes au canal égyptien : la création sino-africaine des écoles professionnelles vise à ancrer l'intégration entre l'enseignement et l'industrie

French.news.cn | 2026-09-13 à 11:48

BEIJING, 13 septembre (Xinhua) -- De la zone minière de la province zambienne de Copperbelt au bord du canal de Suez en Egypte, la formation professionnelle chinoise s'implante en Afrique aux côtés des entreprises. Ces écoles alignent les standards, les enseignants et les équipements de la formation professionnelle chinoise sur les besoins industriels locaux, aidant les jeunes Africains à améliorer leurs compétences et à trouver des emplois.

Dans le cadre de l'initiative "Ceinture et Route", le ministère chinois de l'Education a lancé en 2015 un programme d'internationalisation de la formation professionnelle. Dans ce contexte, l'Ecole professionnelle de sciences et de technologie sino-zambienne (Sino-Zam Vocational College of Science and Technology) a été établie en 2019 à Luanshya, en Zambie. Il s'agit du premier établissement chinois de formation professionnelle diplômante à l'étranger.

Comptant actuellement environ 900 étudiants, l'institut est géré conjointement par China Nonferrous Metal Mining Group en Zambie et dix établissements chinois, dont l'Ecole polytechnique de Beijing (Beijing Polytechnic College).

La partie chinoise fournit les standards professionnels, les manuels en anglais, les équipements et la formation des enseignants, tandis que l'enseignement quotidien est assuré principalement par des enseignants locaux, a expliqué Ma Jun, directeur du Bureau des échanges internationaux et de la coopération de l'Ecole polytechnique de Beijing, à l'occasion de la Foire internationale du commerce des services de Chine (CIFTIS) 2026.

En outre, des cours de chinois sont compris dans le programme de formation, et la Classe Confucius aide à former des talents maîtrisant à la fois la technique et la langue chinoise, a-t-il poursuivi.

En matière d'emploi, environ 85% des diplômés de 2025 ont été embauchés, notamment par des entreprises chinoises. Au total, 587 diplômés ont achevé leur formation dans l'institut, a fait savoir M. Ma.

Linggebo, diplômé en technologies de l'information de l'école sino-zambienne, est aujourd'hui un responsable chargé de la surveillance des données et du dépannage pour une mine de Luanshya. Il raconte qu'au début de sa formation il y a quatre ans, il "n'avait jamais touché un ordinateur" et que sa famille était sans emploi. Il remercie le gouvernement et les entreprises de Chine "d'avoir lancé cette initiative, de nous avoir offert un système éducatif complet et de nous avoir donné du travail".

Le directeur zambien de l'institut, Yamvwa, souligne que l'établissement a formé de nombreux talents pour la Zambie et contribué au développement économique du pays.

A l'avenir, l'Ecole polytechnique de Beijing prévoit aussi de construire une autre école professionnelle en Afrique du Sud. A ce jour, parmi les étudiants boursiers sud-africains qui suivent une courte formation en Chine en maintenance automobile, certains ont été recrutés par BYD Afrique du Sud.

L'Ecole d'informatique de Beijing (Beijing Information Technology College), quant à elle, a adopté en Egypte un modèle de projection internationale allégé, privilégiant l'exportation de standards plutôt que l'expatriation d'enseignants. En 2018, il a créé, avec l'Université du Canal de Suez et la Fondation MEK, l'Ecole égypto-chinoise de technologie appliquée (Egyptian-Chinese College of Applied Technology), offrant des cours "sur demande" avec les entreprises pour former directement les talents dont elles ont besoin.

Situé près de la zone économique et commerciale du canal de Suez, l'institut voit ses diplômés rejoindre des entreprises chinoises comme Huawei et Jushi. Il compte plus de 1.000 étudiants et plus de 300 diplômés, et les inscriptions cette année sont en nette hausse, dépassant les 400, a précisé Fan Meiying, vice-doyenne de la Faculté d'éducation internationale de l'Ecole d'informatique de Beijing.

De la Zambie à l'Egypte, les approches diffèrent mais suivent une même logique : la formation professionnelle accompagne l'industrie, au service de l'emploi et de l'insertion des jeunes Africains. Malgré des défis dont la soutenabilité financière et la rétention des enseignants locaux, la direction est claire : lorsque les standards chinois de formation professionnelle répondent aux besoins industriels africains, la coopération sino-africaine ne se contente plus de fournir du matériel, elle transfère désormais le savoir-faire et les compétences. Fin

Vous avez une question, une remarque, des suggestions ? Contactez notre équipe de rédaction par e-mail à xinhuanet_french@news.cn
Sponsored by Xinhua News Agency. Copyright © 2000- XINHUANET.com All rights reserved.