BEIJING, 11 septembre (Xinhua) -- A mesure que les innovations technologiques s'accélèrent et que la vague de transition énergétique se déploie, la coopération sino-africaine s'oriente progressivement vers un modèle de coopération de plus haut niveau, celui du commerce des services, caractérisé par la numérisation et l'économie verte.
"Je suis convaincu que, dans le développement futur des relations sino-africaines, la part du commerce des services va continuer de croître. C'est un consensus entre la Chine et de nombreux pays africains", a déclaré Yao Sai, vice-président du présidium de la Chambre de commerce générale Chine-Afrique, lors de la Foire internationale du commerce des services de Chine (CIFTIS) 2026.
"Un vaste champ de coopération sino-africaine existe dans les domaines des infrastructures numériques, des compétences numériques et de la facilitation des échanges par le biais des technologies, un potentiel que les pays africains devraient s'efforcer d'exploiter", a confirmé Hildah Moleofe, responsable principale du commerce au ministère du Commerce et de l'Entrepreneuriat du Botswana.
Dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine, 88 entreprises de 21 pays africains ont rejoint la plateforme de l'e-commerce Alibaba.com depuis 2025, réalisant un volume de transactions en ligne d'environ 414.000 dollars. Par ailleurs, pour accompagner les entrepreneurs africains tout au long de la chaîne opérationnelle, de la publication des offres aux services clients, Alibaba compte sur l'agent IA Accio Work et les formations pratiques, a expliqué Ma Haobo, directeur du développement des marchés à fort potentiel mondial d'Alibaba.com.
Le marché africain est vaste et complémentaire des capacités de production de la Chine, a indiqué Dong Bin, président exécutif de la Fédération des entrepreneurs chinois et étrangers, ajoutant que la coopération sino-africaine dans le numérique reposait déjà sur des bases solides. "D'une part, les infrastructures numériques de nombreux pays africains ont déjà atteint une échelle considérable, d'autre part, de nombreux hauts responsables africains adhèrent au modèle de développement chinois, les jeunes sont passionnés par la Chine et il existe un rapprochement entre les peuples", a-t-il poursuivi.
L'Afrique dispose de ressources en énergies renouvelables très abondantes, tandis que la Chine est en pointe dans les technologies des énergies nouvelles telles que le photovoltaïque et les véhicules électriques. La coopération sino-africaine dans l'économie verte offre donc de vastes perspectives.
"Le Kenya produit plus de 92% de son électricité à partir de sources renouvelables", a indiqué Evans Maturu, un responsable du ministère kényan des Affaires étrangères.
"Le marché africain a pour atout d'être inexploré. Au Kenya, notre entreprise fournit non seulement les véhicules et les batteries, mais aussi la recharge, le change de batteries, la maintenance et le financement locatif. Le succès que nous avons connu sur le marché kényan nous a donné une grande confiance. Nous allons ensuite nous implanter successivement au Cameroun, au Ghana, en Tanzanie", a expliqué Yang Jie, directrice générale de QuanLaiDian, fournisseur des équipements d'énergie nouvelle.
"En Chine, les technologies de l'information et l'économie verte progressent à pas de géant, plaçant le pays en tête mondiale dans ces secteurs. Il offre un très grand espace de coopération entre la Chine et l'Afrique, les deux parties peuvent se développer ensemble sur la base du respect mutuel et de la prospérité partagée", a affirmé Mungunsi Wilson, employé camerounais de QuanLaiDian.■
