NEW YORK, 7 août (Xinhua) -- Le nombre d'emplois non agricoles aux Etats-Unis a diminué de 23.000 en données corrigées des variations saisonnières en juillet, selon les chiffres publiés vendredi par le Bureau américain des statistiques du travail, alors que le marché tablait sur une hausse de 88.000 emplois.
Ce recul est principalement dû à une baisse de 50.000 emplois dans le secteur de l'éducation relevant des collectivités locales. Le commerce de détail et les activités financières ont également perdu respectivement 19.000 et 14.000 emplois. L'emploi dans le secteur des soins de santé a poursuivi sa progression avec 22.000 créations d'emplois, tandis que les autres grands secteurs ont enregistré peu de changements.
Par ailleurs, la progression de l'emploi total non agricole aux Etats-Unis en mai a été révisée à la baisse de 66.000, à 63.000, tandis que celle de juin a été révisée à la baisse de 37.000, à 20.000.
Les statistiques montrent que le taux de chômage aux Etats-Unis est revenu à 4,1% en juillet, contre 4,2% le mois précédent. Parmi les chômeurs, le nombre de personnes en chômage temporaire a augmenté de 153.000 pour atteindre 921.000 en juillet. Le nombre de personnes ayant perdu définitivement leur emploi est resté globalement stable à 1,7 million.
Le salaire horaire moyen des salariés du secteur privé non agricole a progressé de deux cents, à 37,62 dollars.
Bien que ces chiffres aient été "décevants sur l'ensemble des indicateurs", ils ne sont pas entièrement négatifs, a estimé Jeff Schulze, responsable de la stratégie économique et de marché chez ClearBridge Investments. Il a souligné que le recul de l'emploi dans l'éducation des collectivités locales correspondait à un phénomène saisonnier classique observé à la fin de l'année scolaire et qu'il était généralement compensé à l'automne.
Si une seule publication statistique ne suffit pas à établir une tendance, le ralentissement observé sur le marché du travail, notamment les révisions à la baisse des données des deux mois précédents, mérite une attention particulière, a déclaré Jeff Rosenberg, gestionnaire de portefeuille chez BlackRock Inc. "Il s'agit d'une série statistique volatile, mais il ne faut pas pour autant l'écarter d'un revers de main."
Après la publication de ces données, les intervenants de marché ont revu à la baisse leurs anticipations d'un relèvement des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine en septembre, tandis que le rendement des obligations du Trésor américain à dix ans a reculé d'environ cinq points de base. Fin
