TIANJIN, 28 juillet (Xinhua) -- L'Institut de littérature et d'art de Feng Jicai, rattaché à l'université de Tianjin, a accueilli, le 23 juillet 2026, un dialogue inédit entre l'écrivain chinois Feng Jicai et le romancier français Bernard Werber.
Intitulé "Un pont littéraire entre la Chine et la France", l'échange a permis aux deux auteurs de confronter leurs visions sur la création, la responsabilité de l'écrivain et le sens de la lecture.
M. Werber, auteur de la célèbre "Trilogie des Fourmis" traduite en une trentaine de langues, a raconté avoir élevé et observé des fourmis pendant des années, découvrant ainsi de nombreuses similitudes entre l'écosystème des fourmis et la société humaine.
M. Feng, dont les œuvres sont traduites en une vingtaine de langues, attribue sa longévité créatrice à son "amour de la vie et de la société" et à sa devise : "Chérir le vrai, le beau et le bien, se soucier du ciel, de la terre et des hommes".
En matière de conception littéraire, M. Werber a insisté sur le rôle de l'écrivain comme "observateur du monde", qui doit soulever des questions plutôt que fournir des réponses, en usant de métaphores à la manière de La Fontaine.
Feng Jicai a souligné que la littérature, sans transformer directement le réel, "imprègne les cœurs" : elle éveille le sens du beau, du bien et du vrai, et forge une boussole intérieure. "Une pensée vraiment puissante naît de la réflexion personnelle", a-t-il affirmé.
Sur la lecture chez les jeunes, M. Werber voit dans la lecture immersive un rempart contre la fragmentation numérique, et appelle à des histoires captivantes comme "Le Comte de Monte-Cristo" pour attirer les jeunes. Feng Jicai, lui, encourage vivement la lecture, qui "construit la plus solide des armures contre les tempêtes de la vie". Fin
