Le Sénat américain a rejeté mercredi à une faible majorité une initiative menée par les démocrates visant à retirer les forces armées américaines de toute hostilité menée en Iran ou contre ce pays sans l'autorisation du Congrès.
SAN FRANCISCO, 13 mai (Xinhua) -- Le Sénat américain a rejeté mercredi à une faible majorité une initiative menée par les démocrates visant à retirer les forces armées américaines de toute hostilité menée en Iran ou contre ce pays sans l'autorisation du Congrès.
Le Sénat a rejeté la motion, présentée par le sénateur démocrate Jeff Merkley (Oregon), par 50 voix contre 49.
Trois sénateurs républicains -- Rand Paul (Kentucky), Susan Collins (Maine) et Lisa Murkowski (Alaska) -- ont voté avec la plupart des démocrates en faveur de la mesure. Le sénateur démocrate John Fetterman (Pennsylvanie) a voté avec la plupart des républicains contre celle-ci.
Ce vote était le premier du genre au Sénat depuis que le conflit lancé conjointement par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février a atteint son délai de 60 jours le 1er mai. L'administration américaine a alors déclaré qu'un cessez-le-feu avait "mis fin" aux hostilités contre l'Iran.
La résolution stipule que le Congrès n'a pas déclaré la guerre à l'Iran ni adopté d'autorisation légale spécifique pour le recours à la force militaire en Iran ou contre ce pays. Elle requerrait que le président retire les forces armées américaines de ces hostilités, à moins qu'elles ne soient autorisées par une déclaration de guerre ou une autorisation spécifique de recours à la force militaire.
En vertu de la Loi sur les pouvoirs de guerre, une loi fédérale adoptée en 1973, le président doit mettre fin à l'utilisation des forces armées américaines dans les 60 jours civils suite à la soumission d'un rapport ou la demande de soumission d'un rapport, à moins que le Congrès n'ait déclaré la guerre, adopté une autorisation spécifique, prolongé le délai par la voie législative ou soit physiquement dans l'impossibilité de se réunir en raison d'une attaque armée contre les Etats-Unis. La loi autorise une prolongation supplémentaire de 30 jours sous certaines conditions de nécessité militaire.
