ABUJA, 12 mai (Xinhua) -- Le nombre de morts causés par l'épidémie de fièvre de Lassa au Nigeria est passé à 190 depuis le début de l'année, ont annoncé mardi les autorités sanitaires publiques.
Dans son dernier rapport, le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC) a indiqué que le taux de létalité s'élevait à 25,2% en avril, soit plus que les 19,1% enregistrés durant la même période en 2025.
L'agence a attribué l'augmentation des décès à une présentation tardive des cas et à une recherche de soins insuffisante dans les communautés les plus touchées.
Entre janvier et avril, le Nigeria a enregistré 663 cas confirmés sur plus de 3.220 cas suspects dans 105 zones de gouvernement local réparties dans 23 Etats, selon le NCDC.
Les Etats les plus touchés sont Edo et Ondo dans le sud, ainsi que Bauchi, Benue et Taraba dans le nord, représentant plus de 84% de tous les cas confirmés. Les personnes âgées de 21 à 30 ans sont le groupe le plus affecté, a précisé l'agence.
Le NCDC a indiqué que le mauvais assainissement, la sensibilisation limitée dans les communautés gravement touchées et les traitements tardifs continuaient d'aggraver l'épidémie.
Un système de gestion des incidents multisectoriel a été activé pour coordonner les efforts de réponse à l'échelle nationale.
La fièvre de Lassa est une maladie virale hémorragique aiguë principalement transmise par des aliments ou des objets ménagers contaminés par l'urine ou les excréments de rongeurs. La transmission d'humain à humain peut également se produire par contact direct avec les liquides corporels de personnes infectées.
Avec plus de 242 millions d'habitants, le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique et le sixième pays le plus peuplé au monde. Fin
