SEOUL, 28 avril (Xinhua) -- Kim Keon-hee, l'épouse de l'ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol, a été condamnée mardi en appel à quatre ans de prison pour corruption, ont montré des images diffusées en direct.
La Haute Cour de Séoul a infirmé la décision du tribunal de première instance, portant la peine d'emprisonnement de Mme Kim de 20 mois à quatre ans, assortie d'une amende de 50 millions de wons (environ 33.910 dollars).
L'équipe de Min Joong-ki, un procureur spécial qui a mené une enquête sur des accusations de corruption impliquant M. Yoon et son épouse, avait requis une peine de 15 ans de prison devant la cour d'appel, après avoir demandé la même peine en première instance.
La cour a confirmé que Mme Kim avait participé à une manipulation du cours des actions, la reconnaissant coupable d'avoir accepté des biens de valeur de l'Eglise de l'Unification.
Elle était accusée d'avoir reçu ces avantages de responsables de l'Eglise de l'Unification en échange d'un traitement favorable accordé à ce groupe religieux en 2022.
Elle était accusée d'avoir violé la loi sur les marchés financiers en réalisant des profits illicites par sa participation à une manipulation du cours des actions entre octobre 2010 et décembre 2012.
Elle était également accusée d'avoir violé la loi sur les fonds politiques pour avoir prétendument conspiré avec M. Yoon afin de recevoir gratuitement des résultats d'enquêtes d'opinion illégales d'un courtier politique à 58 reprises avant l'élection présidentielle de 2022.
Mme Kim, qui a été inculpée alors qu'elle était en détention en août 2025, est devenue la première épouse d'un ancien président sud-coréen à être jugée en détention.
Par ailleurs, Mme Kim a été mise en accusation pour avoir demandé l'inscription massive de membres de l'Eglise de l'Unification au Parti du pouvoir populaire afin de soutenir un candidat spécifique à la direction du parti lors de la convention nationale de celui-ci.
Elle faisait aussi face à des accusations d'acceptation de biens de valeur en échange de faveurs commerciales et de vente de fonctions publiques. Fin
