Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi Israël suite à une récente frappe aérienne qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil et blessé une autre dans la ville d'Al-Tiri, dans le sud du pays.
BEYROUTH, 23 avril (Xinhua) -- Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi Israël suite à une récente frappe aérienne qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil et blessé une autre dans la ville d'Al-Tiri, dans le sud du pays.
Dans un communiqué, M. Aoun a déclaré que "le fait qu'Israël prenne délibérément et à plusieurs reprises pour cible des journalistes vise à dissimuler la vérité sur ses violations agressives à l'encontre du Liban".
Il a qualifié ces actes de crimes contre l'humanité, punissables en vertu des lois et normes internationales, et a appelé à une intervention internationale pour y mettre fin.
Mme Khalil, qui travaillait pour le journal libanais Al-Akhbar, a été tuée mercredi après avoir été piégée sous les décombres à la suite de frappes aériennes israéliennes dans le sud du Liban, a rapporté la chaîne de télévision libanaise Al-Jadeed TV.
La frappe a empêché les sauveteurs d'accéder à Mme Khalil et à sa collègue Zeinab Faraj. Cette dernière a ensuite été évacuée vers un hôpital.
M. Aoun a présenté ses condoléances à la famille de Mme Khalil et a exprimé sa sympathie au personnel du journal Al-Akhbar ainsi qu'à la communauté médiatique libanaise et arabe.
Il a souhaité à Mme Faraj un prompt rétablissement à la suite des blessures subies lors de l'attaque.
La frappe aérienne a eu lieu malgré un cessez-le-feu de 10 jours entre Israël et le Liban, entré en vigueur la semaine dernière, après des semaines d'intensification des combats transfrontaliers dans le contexte de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.
