Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les négociateurs américains discuteraient ce samedi au Pakistan de la réouverture du détroit d'Ormuz avec les Iraniens, affirmant que cette voie navigable cruciale pour l'approvisionnement énergétique mondial rouvrirait "bientôt" et "automatiquement", avec ou sans la coopération de l'Iran.
WASHINGTON, 10 avril (Xinhua) -- Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les négociateurs américains discuteraient ce samedi au Pakistan de la réouverture du détroit d'Ormuz avec les Iraniens, affirmant que cette voie navigable cruciale pour l'approvisionnement énergétique mondial rouvrirait "bientôt" et "automatiquement", avec ou sans la coopération de l'Iran.
"Ca va s'ouvrir automatiquement", a-t-il dit à des journalistes. Il a ajouté par la suite qu'il pensait que cette voie navigable allait "bientôt" ouvrir.
"Je pense que ça va aller assez vite. Et si ce n'est pas le cas, nous serons en mesure d'en finir d'une manière ou d'une autre", a assuré M. Trump à propos du détroit, que l'Iran a de facto fermé pendant la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, qui a duré plus d'un mois.
Le président américain a indiqué que son objectif principal dans un accord avec l'Iran était de s'assurer que Téhéran ne puisse pas se doter de l'arme nucléaire.
"Pas d'arme nucléaire. C'est 99% de l'accord", a-t-il dit.
Plus tôt dans la journée, M. Trump a déclaré lors d'une interview par téléphone au New York Post que l'issue des négociations avec l'Iran serait connue "d'ici environ 24 heures", menaçant de faire réarmer les navires de guerre américains pour reprendre les frappes contre l'Iran si les pourparlers de paix à Islamabad échouaient.
L'Iran a indiqué vendredi que ses forces armées restaient en état d'alerte maximale, tout comme pendant les 40 jours de "combat asymétrique", compte tenu des "fréquentes violations des engagements" de la part des Etats-Unis et d'Israël.
Les Etats-Unis, l'Iran et Israël ont tous revendiqué la victoire dans ce conflit. Les analystes estiment que le cessez-le-feu actuel est fragile et que les intérêts divergents et les différends de longue date rendront difficile la conclusion d'un accord de paix durable lors des prochaines négociations.■
