
NANCHANG, 3 avril (Xinhua) -- A l'occasion du "Mois de la culture de l'eau" 2026 de l'Université des ressources hydrauliques et de l'énergie électrique du Jiangxi, dans l'est de la Chine, plusieurs étudiants étrangers, tous membres d'une alliance provinciale, ont visité le chantier du barrage de Leping, ouvrage hydraulique de grande envergure pour la maîtrise des inondations.
Sur place, ils ont découvert l'ampleur des travaux, les technologies employées et les bénéfices attendus. Plusieurs étudiants africains, témoignant des inondations dévastatrices dans leurs pays, ont salué l'ingéniosité de la Chine et la rapidité d'exécution de ses projets hydrauliques, tout en appelant à une coopération accrue entre le pays et l'Afrique.
Le barrage de Leping, situé sur la rivière Raohe, un affluent majeur du lac Poyang, est un ouvrage de grande envergure à usage multiple : lutte contre les crues, irrigation, navigation et production d'électricité. Le projet a été lancé en août 2022, après que le bassin de la rivière Lean, également un affluent important de la rivière Raohe, a subi, la même année, de graves inondations suivies d'une sécheresse sévère.
"Ce barrage est un élément clé pour renforcer la résistance aux inondations du bassin du lac Poyang", explique Shi Risong, chef du centre de gestion du projet. "Il permettra à la ville de Leping de passer d'un niveau de protection contre les crues vicennales à quinquagennales." La construction du barrage, dont la capacité totale est de 499,8 millions de mètres cubes, a débuté en mars 2024 et sera achevée d'ici avril 2027.
"Je n'ai jamais vu un si grand ouvrage hydraulique", confie l'étudiante marocaine Lahlali Hala, 20 ans. "Chez moi, les inondations sont une épreuve annuelle." Elle raconte que sa famille doit chaque année, avant la saison des pluies, déplacer toutes ses affaires à l'étage et parfois évacuer son domicile. Il y a deux mois, de fortes pluies dans le nord du Maroc ont détruit de nombreuses habitations et laissé des dizaines de milliers de personnes sans abri.
L'Ougandais Lubowa Joshua Semujju montre des images récentes d'une rupture de digue dans le nord-ouest de son pays. "L'Ouganda subit des crues récurrentes, surtout dans le bassin du Nil. Notre capacité à y faire face est très limitée. Nous avons un besoin urgent d'infrastructures comme celle-ci."
Quant au Nigérian Joshua Mmaduabuchi Ikeyina, il souligne les pertes massives causées chaque année par les inondations dans son pays. "Aujourd'hui, j'ai pleinement saisi le rôle essentiel de ces ouvrages. Je compte utiliser mon séjour à l'université pour étudier les technologies de gestion des eaux et de contrôle des crues."
Tous voient dans l'expérience chinoise un modèle à suivre. "Ce barrage montre comment de grandes infrastructures peuvent protéger les vies et les biens. Nous pouvons nous inspirer de la planification, de la gestion et des réalisations chinoises pour renforcer notre coopération dans ce domaine", note Lubowa. ■
