Les instances iraniennes compétentes, dont le Parlement, envisagent le retrait du pays du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), a rapporté lundi l'agence de presse semi-officielle Tasnim.
TEHERAN, 30 mars (Xinhua) -- Les instances iraniennes compétentes, dont le Parlement, envisagent le retrait du pays du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), a rapporté lundi l'agence de presse semi-officielle Tasnim.
Celle-ci a indiqué que l'idée selon laquelle il n'y aurait aucune raison pour que l'Iran reste dans le TNP faisait désormais l'unanimité dans le pays.
Elle a précisé qu'en vertu du TNP, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devait fournir les conditions nécessaires pour protéger et soutenir l'utilisation par l'Iran de la technologie nucléaire à des fins pacifiques, ainsi que les instruments nécessaires à cette fin, soulignant qu'il n'y avait aucune justification pour rester dans le TNP alors que l'AIEA "encourage implicitement l'ennemi à utiliser des armes nucléaires contre les installations (atomiques) iraniennes, et que l'ennemi américano-israélien attaque les installations du pays sans aucune obstruction ni condamnation de la part de l'agence".
Tasnim a affirmé que le retrait de l'Iran ne constituait pas une avancée vers la fabrication d'armes nucléaires, mais viserait à empêcher la poursuite de "l'espionnage" mené par les Etats-Unis et Israël sous le couvert des inspecteurs de l'AIEA.
S'exprimant sur le retrait potentiel de l'Iran du TNP lors d'une conférence de presse hebdomadaire lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré que le pays était toujours membre du traité et attaché aux obligations qui en découlent.
Il a ajouté que l'Iran n'avait jamais cherché à développer d'armes nucléaires et n'avait pas l'intention de le faire, soulignant que la position du pays sur l'interdiction de la fabrication d'armes de destruction massive était claire.
M. Baghaï a toutefois déclaré que l'Iran examinait la question, notamment en raison de l'approche "extrêmement injuste" de l'AIEA et du comportement "destructeur" des Etats-Unis et de certains Etats membres de l'agence qui ont bafoué les droits de Téhéran au cours des dernières années.
Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et plusieurs autres villes iraniennes, tuant Ali Khamenei, alors guide suprême iranien, ainsi que de hauts responsables militaires et des civils. L'Iran a riposté en lançant des vagues de frappes de missiles et de drones visant Israël ainsi que les bases et les installations américaines au Moyen-Orient.
Les Etats-Unis et Israël ont pris pour cible plusieurs installations nucléaires en Iran depuis le début de la guerre.
