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(Multimédia) Chine : un passionné français de Tai Chi trouve son bonheur au Henan

French.news.cn | 2026-03-25 à 10:58


Photo aérienne d'élèves pratiquant le Tai Chi dans une école du Tai Chi située dans le village de Chenjiagou, berceau du Tai Chi, dans la province chinoise du Henan, le 18 mars 2026. (Photo : Li Jianan)

BEIJING, 25 mars (Xinhua) -- A l'occasion de la première Journée internationale du Tai Chi, célébrée le 21 mars suite à la résolution adoptée par l'UNESCO en novembre 2025, l'histoire de Mario Farre, un Français de 64 ans, illustre parfaitement l'attrait mondial de cette discipline chinoise.

Ancien restaurateur, fonctionnaire, auteur et agent d'artistes en France, M. Farre décide à sa retraite de réaliser un rêve longtemps caressé : venir en Chine pour étudier le Tai Chi à la source. Séduit dans sa jeunesse par l'esthétique fluide et puissante du Tai Chi au cinéma, il a déjà commencé à le pratiquer en France. Cependant, l'éloignement des clubs (le plus proche étant à 120 km de chez lui) le pousse finalement à se rendre dans la province chinoise du Henan, berceau du Tai Chi.

Son périple le conduit d'abord dans une école d'arts martiaux à Jiaozuo, dans laquelle il reste pendant cinq mois. C'est lors d'une compétition en octobre 2025 qu'il rencontre son maître actuel, Wang Xiao, héritier de la 13e génération du Tai Chi style Chen. Impressionné par sa démonstration, M. Farre s'installe à Zhengzhou pour suivre son enseignement de manière systématique.

Elève assidu, il suit presque sans faute trois cours par jour. "Le Tai Chi est maintenant ma plus grande passion", affirme-t-il, notant les bienfaits concrets sur sa santé physique et mentale : plus de calme, de patience et de compréhension envers les autres. Son dévouement porte enfin ses fruits lors de la 12e édition du Championnat international de Tai Chi de Jiaozuo à l'automne 2025, où il remporte un premier et un second prix.

Au-delà de l'entraînement, M. Farre s'intègre à la vie de Zhengzhou, explorant ses musées et ses parcs, et appréciant la convivialité de ses habitants. Il tient également un journal depuis son arrivée, documentant son apprentissage, ses voyages et ses découvertes culinaires, avec peut-être l'idée d'en faire un livre.

Dans le club, il utilise des applications de traduction pour communiquer avec des compagnons d'entraînement venus d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne ou d'Amérique du Sud, le Tai Chi servant de langue universelle.

Regardant vers l'avenir, M. Farre envisage de devenir enseignant à son retour en France, où existent déjà plus de 700 clubs et environ 200.000 pratiquants, mais où les instructeurs de haut niveau restent rares en dehors des grandes villes. "Certains disent que j'ai le potentiel pour devenir un 'maître'", confie-t-il avec modestie, "mais je ne recherche pas ce titre. Pouvoir enseigner les bases et partager le Tai Chi avec le plus grand nombre me suffirait amplement".

Sur ses réseaux sociaux, il poste régulièrement des photos et vidéos de lui pratiquant le Tai Chi avec des lieux emblématiques en toile de fond : devant la tour Eiffel, sur la Grande Muraille, au sein de la Cité interdite ou dans la montagne Yuntai. "J'espère montrer à plus de gens la beauté du Tai Chi et les sensations qu'il procure", explique-t-il.

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