(Multimédia) Les tensions au Moyen-Orient ravivent les craintes d'une nouvelle crise migratoire en Europe (SYNTHESE) - Xinhua - french.news.cn

(Multimédia) Les tensions au Moyen-Orient ravivent les craintes d'une nouvelle crise migratoire en Europe (SYNTHESE)

French.news.cn | 2026-03-25 à 17:41

Des réfugiés à la frontière de la Hongrie et de la Serbie, le 16 septembre 2015 à Horgos, dans le nord de la Serbie. (Xinhua/Wang Huijuan)

L'escalade des tensions au Moyen-Orient, à la suite des récents affrontements militaires, suscite en Europe des inquiétudes quant au risque d'une nouvelle crise migratoire.

BRUXELLES, 25 mars (Xinhua) -- L'escalade des tensions au Moyen-Orient, à la suite des récents affrontements militaires, suscite en Europe des inquiétudes quant au risque d'une nouvelle crise migratoire.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'agence migratoire des Nations Unies, a indiqué mardi que plus de 130.000 personnes avaient traversé la frontière vers la Syrie et que plus d'un million de personnes avaient été déplacées à l'intérieur du Liban depuis début mars.

Si aucun afflux massif vers l'Europe n'est pour l'instant observé, l'agence a mis en garde contre des conditions propices à des déplacements plus larges dans une région marquée de longue date par les conflits.

"Il n'y a aucun signe" d'une arrivée imminente de réfugiés en Europe, mais "les choses peuvent changer très rapidement", a déclaré plus tôt ce mois-ci le ministre suédois des Migrations, Johan Forssell, à la chaîne Euronews.

Le vice-ministre chypriote des Migrations, Nicholas Ioannides, a averti le 13 mars que l'Union européenne "ne peut pas exclure la possibilité d'une nouvelle crise migratoire".

Les dirigeants européens ont également souligné la nécessité de rester vigilants, bien que le conflit "ne se soit pas traduit par des flux migratoires immédiats vers l'UE", selon les conclusions adoptées à l'issue d'une réunion du Conseil européen.

Tirant les leçons de la crise migratoire de 2015, lorsque plus d'un million de réfugiés et de migrants étaient entrés en Europe, l'UE s'est engagée à renforcer les contrôles à ses frontières extérieures et à mobiliser des outils diplomatiques, juridiques, opérationnels et financiers pour gérer les éventuelles pressions migratoires.

"La sécurité et le contrôle des frontières extérieures de l'UE continueront d'être renforcés", a assuré le bloc européen le 19 mars dernier.

L'UE s'apprête également à mettre en œuvre son Pacte sur la migration et l'asile en juin prochain. Celui-ci introduit des procédures frontalières plus strictes et un mécanisme de "solidarité obligatoire" en vertu duquel les Etats membres partageront les responsabilités en relocalisant les demandeurs d'asile ou en apportant un soutien financier et opérationnel aux pays sous pression.

Les souvenirs de la crise migratoire de 2015 continuent d'influencer les politiques. Cet afflux avait submergé les systèmes frontaliers et d'asile, provoquant des divisions politiques au sein du bloc.

Nedzad Korajlic, professeur associé à l'Université de Sarajevo, estime que la Bosnie-Herzégovine est confrontée à des défis en tant que pays de transit, notamment une capacité limitée de contrôle frontalier et des structures de sécurité fragmentées. Selon lui, le problème principal n'est pas la migration elle-même, mais les réseaux criminels qui exploitent les migrants par le biais de la contrebande.

Europol, l'agence de l'Union européenne pour la coopération des services répressifs, a tiré la sonnette d'alarme. "Les réseaux de trafic de migrants opèrent avec une complexité croissante, tant en ligne qu'hors ligne", a déclaré mardi à La Haye la directrice exécutive d'Europol, Catherine De Bolle. "Ils ont une dimension mondiale importante et s'appuient sur des infrastructures financières à plusieurs niveaux, y compris des systèmes bancaires souterrains, pour déplacer et dissimuler leurs profits illicites".

Europol a lancé mardi à La Haye son Centre européen de lutte contre le trafic de migrants (ECAMS) afin de renforcer le partage de renseignements et la coordination opérationnelle entre les Etats membres.

Avec la création de l'ECAMS, " Europol intensifie désormais ses efforts, renforce sa capacité à soutenir les Etats membres et consolide la réponse collective face à cette menace complexe et en constante évolution", a assuré Mme De Bolle.

M. Korajlic juge que l'Europe est mieux préparée que par le passé, malgré les risques persistants. A ses yeux, la création de ce centre marque "un passage de mesures réactives à des mesures préventives", avec un accent accru sur le partage de renseignements et l'action coordonnée.

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