Le président américain Donald Trump a menacé samedi de "frapper et anéantir" les centrales électriques iraniennes si le pays ne parvenait pas à rouvrir complètement le détroit d'Ormuz dans un délai de 48 heures.
WASHINGTON, 21 mars (Xinhua) -- Le président américain Donald Trump a menacé samedi de "frapper et anéantir" les centrales électriques iraniennes si le pays ne parvenait pas à rouvrir complètement le détroit d'Ormuz dans un délai de 48 heures.
"Si l'Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d'Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les Etats-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront ses différentes CENTRALES ELECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE D'ABORD !", a-t-il écrit dans un message sur Truth Social.
Le détroit d'Ormuz, un corridor énergétique mondial par lequel transite environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié, est devenu un point névralgique dans la guerre.
En réponse, le principal commandement opérationnel de l'armée iranienne, Khatam al-Anbiya, a averti dimanche qu'il frapperait "toutes les infrastructures énergétiques, de technologies de l'information, et de dessalement" américaines et israéliennes dans la région si ses propres infrastructures énergétiques étaient attaquées, a rapporté l'agence de presse Fars.
L'ultimatum de M. Trump contre l'Iran a marqué une escalade un jour après avoir annoncé que Washington envisageait de "réduire" ses efforts militaires dans la région.
"Nous nous rapprochons très fortement de nos objectifs alors que nous envisageons de réduire nos grands efforts militaires au Moyen-Orient" en ce qui concerne l'Iran, a-t-il déclaré vendredi sur les réseaux sociaux. Parallèlement, M. Trump a refusé de parvenir à un cessez-le-feu avec Téhéran.
Son avertissement intervient alors que la campagne américano-israélienne contre l'Iran est entrée dans sa quatrième semaine, ce qui a perturbé le transport maritime mondial et fait monter en flèche le prix du pétrole.
Les cours du brut ont grimpé d'environ 50% depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé leurs attaques le 28 février, exerçant une pression croissante sur Washington. La Maison Blanche craint que la flambée des prix du pétrole ne nuise aux entreprises et aux consommateurs américains avant les élections de mi-mandat de novembre.
Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement pour 30 jours les sanctions sur le pétrole iranien en mer afin de remédier à la pénurie d'approvisionnement en raison des interruptions du transport maritime dans le détroit d'Ormuz.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rappelé vendredi que l'Iran n'a pas fermé la voie navigable, mais qu'il a imposé des restrictions aux navires appartenant à des pays impliqués dans les attaques contre l'Iran.
M. Araghchi a souligné que l'Iran était prêt à assurer le passage sûr des navires des autres Etats à travers le détroit d'Ormuz s'ils se coordonnent avec Téhéran.
