SO-AVA (Bénin), 7 mars (Xinhua) -- Une grande caravane fluviale a marqué samedi après-midi à So-Ava, ville située à une quarantaine de kilomètres au nord de Cotonou, capitale économique du Bénin, le lancement officiel des activités célébrant la Journée internationale des droits des femmes dans le pays.
Partie de la mairie de la ville pour rejoindre le centre de santé de la localité, sur un trajet aller-retour d'une dizaine de kilomètres environ, la caravane a réuni près de 500 femmes. A bord de leurs barques, les participantes ont chanté et dansé pour promouvoir les droits des femmes au Bénin, au rythme de la musique animée par l'orchestre local.
"Nous voulons l'application effective de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes ratifiée par notre pays" et "la répression du harcèlement sexuel ainsi que des violences faites aux femmes", ont-elles notamment scandé.
S'exprimant à cette occasion, le préfet du département du Littoral, assurant l'intérim de son homologue de l'Atlantique, Alain Sourou Oroula, a souligné que le 8 mars de chaque année n'était pas une simple date inscrite dans le calendrier des commémorations internationales.
"Cette date est le symbole d'une longue marche vers la justice, la dignité et l'égalité pour les femmes. Elle nous rappelle que les droits des femmes ne sont ni une faveur ni une concession, mais des droits humains fondamentaux, universels et inaliénables", a-t-il affirmé.
Dans le même sens, la ministre béninoise des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a déclaré que la Journée internationale des droits des femmes rappelle que les droits des femmes ne constituent pas un privilège, mais une exigence de justice, de dignité et de progrès pour l'ensemble de la société.
"Depuis 2016, grâce à une forte volonté politique du gouvernement béninois, le Bénin a fait le choix d'une politique claire et déterminée visant à protéger les femmes, promouvoir leurs droits et renforcer leur autonomisation. Plusieurs lois et réformes ont été adoptées afin de mieux protéger les femmes et les filles contre les violences", a-t-elle indiqué. Fin
