BEYROUTH, 4 mars (Xinhua) -- Des véhicules militaires israéliens ont avancé mercredi le long de la bande frontalière au sud du Liban, construisant des remblais de terre et creusant des chemins de campagne jusqu'à 2 km à l'intérieur du territoire libanais, alors qu'une agence des Nations Unies rapportait que sept enfants avaient été tués en une seule journée.
Les autorités chargées de la sécurité qui surveillent la situation sur le terrain dans la région frontalière ont confirmé à Xinhua que les mouvements israéliens, qui ont commencé en début de semaine, s'étendaient sur près de 80 km, de l'axe de Naqoura à l'ouest jusqu'aux hauteurs de Kfarchouba à l'est, pénétrant de 1 à 2 km à l'intérieur du territoire libanais.
Les habitants des villages frontaliers ont fui. Des témoins ont décrit les troupes israéliennes avançant sous des tirs nourris dans le village frontalier de Kfarchouba, érigeant des barrières et creusant des positions pour véhicules blindés.
Des sources militaires et sécuritaires libanaises ont déclaré que l'armée avait procédé à un "redéploiement tactique" à partir d'environ 55 postes avancés établis au cours des deux derniers mois. Cette mesure vise à protéger le personnel et à réduire les risques dans un contexte d'intensification des attaques israéliennes, ont indiqué ces sources.
Dans le cadre d'une escalade connexe, le Hezbollah a affirmé avoir frappé un véhicule blindé de transport de troupes israélien dans le village de Houla, dans le sud du Liban, mercredi après-midi.
Cette attaque fait suite au tir de roquettes par le Hezbollah vers Israël à l'aube lundi, la première frappe de ce type depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre 2024. En réponse, Israël a lancé ce qu'il a qualifié de "campagne militaire offensive" contre le groupe, menant des frappes aériennes intensives sur la banlieue sud de Beyrouth et des zones du sud et de l'est du Liban.
Selon les chiffres du ministère libanais de la Santé, sept enfants ont été tués et 38 autres blessés en 24 heures.
Le nombre élevé de victimes parmi les enfants coïncide avec la reprise des frappes aériennes dans plusieurs régions du Liban, qui ont provoqué des déplacements massifs de population et aggravé une situation humanitaire déjà fragile.
Selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, près de 60.000 personnes, dont environ 18.000 enfants, ont été déplacées au cours des dernières 24 heures, s'ajoutant aux dizaines de milliers de personnes déjà contraintes de quitter leur foyer. Plus de 12.000 familles ont trouvé refuge dans plus de 300 installations ouvertes dans tout le pays, des dizaines de refuges fonctionnant déjà à pleine capacité. Fin
