BEYROUTH, 2 mars (Xinhua) -- Des frappes aériennes israéliennes ont touché lundi soir les quartiers de Jnah et Bir Hassan, dans la banlieue sud de Beyrouth. Il s'agit des premières frappes lancées aussi près du centre de Beyrouth depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, a rapporté la chaîne locale al-Jadeed.
L'armée israélienne a déclaré qu'elle visait un responsable du Hezbollah, sans fournir davantage de détails.
Les frappes israéliennes au Liban ont fait au moins 52 morts et 154 blessés lundi, a annoncé le gouvernement, révisant à la hausse le précédent bilan de 31 morts et 149 blessés. Les bombardements dans le sud et l'est du Liban ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth ont déplacé plus de 28.500 personnes, selon l'agence gouvernementale de gestion des catastrophes.
Mohammed Raad, député du Hezbollah et leader du bloc "Loyauté à la Résistance", a critiqué la décision du gouvernement libanais de déclarer illégale toute activité armée sortant du contrôle de l'Etat. Cette mesure nuit aux groupes confrontés à des attaques israéliennes, mais ne parviendra pas pour autant à enrayer ce qu'il a décrit comme "l'agression continue" d'Israël, a-t-il affirmé.
M. Raad a fait cette déclaration quelques heures après la diffusion sur les réseaux sociaux d'informations selon lesquelles il aurait été tué par des frappes israéliennes sur la banlieue de Dahieh, dans le sud de Beyrouth, réfutant apparemment ces allégations.
Il a affirmé que la riposte du Hezbollah à l'escalade israélienne émanait d'un rejet de la "soumission" et de l'idée qu'une réconciliation avec Israël serait la seule voie vers la sécurité.
Un peu plus tôt lundi, le gouvernement libanais a déclaré illégale toute activité militaire et sécuritaire menée en dehors du cadre de l'Etat, réaffirmant que les décisions en matière de guerre et de paix relevaient exclusivement des institutions étatiques. Il a ordonné aux services de sécurité d'empêcher tout tir de roquettes ou de drones depuis le territoire libanais, a appelé à restreindre la circulation des armes au nord du fleuve Litani, qui longe plus ou moins la frontière avec Israël, et a exhorté à intensifier les efforts diplomatiques visant à mettre fin aux attaques israéliennes. Fin
