BAGDAD, 1er mars (Xinhua) -- Le porte-parole du gouvernement irakien Bassem Alawadi a condamné dimanche l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, la qualifiant d'"agression flagrante" et d'"acte coupable" violant les normes internationales.
"Nous présentons nos condoléances au peuple iranien et à toute la nation islamique", a déclaré le porte-parole dans un communiqué, appelant à l'arrêt des opérations militaires qui aggravent la situation dans la région.
L'Irak a également décrété trois jours de deuil national pour M. Khamenei, dont l'assassinat a déclenché de violentes manifestations près de l'ambassade américaine à Bagdad.
Une source du ministère irakien de l'Intérieur a déclaré à Xinhua que des manifestants avaient tenté à l'aube de prendre d'assaut l'entrée de l'ambassade américaine près du pont du 14-Juillet, pour protester contre l'attaque américano-israélienne.
La police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les foules qui tentaient de pénétrer dans l'ambassade américaine, a déclaré la source sous couvert d'anonymat, précisant que des affrontements au corps à corps avaient eu lieu lorsque les manifestants avaient tenté de franchir le périmètre de sécurité.
Dimanche, une milice chiite irakienne a revendiqué la responsabilité d'attaques de drones contre des bases militaires abritant des forces américaines dans la province d'Erbil, dans la région semi-autonome irakienne du Kurdistan (nord), alors que l'Iran s'est engagé à riposter à l'assassinat de son guide suprême.
Dans un communiqué, le groupe pro-iranien se faisant appeler les "Gardiens du sang", affilié à la Résistance islamique en Irak, une organisation qui chapeaute les milices chiites irakiennes, a déclaré que ses combattants avaient lancé "une escadrille de drones visant les bases américaines à Erbil".
Les médias d'Etat iraniens ont confirmé dimanche que l'ayatollah Ali Khamenei avait été tué samedi lors d'attaques américano-israéliennes. Fin
