ABIDJAN, 26 février (Xinhua) -- Le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques Sidi Tiémoko Touré a exprimé mercredi soir la volonté de la Côte d'Ivoire de faire de l'aquaculture un levier stratégique de sa souveraineté alimentaire et de croissance durable.
M. Touré qui intervenait par visioconférence depuis le Salon international de l'agriculture de Paris (SIA 2026), dont la Côte d'Ivoire est le pays mis à l'honneur, a indiqué que les produits de la pêche et de l'aquaculture constituent la principale source de protéines animales en Côte d'Ivoire, avec une consommation moyenne supérieure à 20 kg par habitant et par an.
"La production nationale reste largement insuffisante face à une demande estimée à 650.000 tonnes annuelles, pour une offre locale d'environ 110.000 tonnes, soit un déficit structurel de plus de 80%", a-t-il toutefois déploré.
A en croire le ministre, ce déséquilibre entraîne une forte dépendance aux importations de poissons congelés, évaluée à près de 400 milliards de francs CFA (environ 721 millions de dollars) par an.
"Cet état de fait fragilise la sécurité alimentaire et accentue la pression sur les ressources halieutiques naturelles", a noté M. Touré.
Face à cette situation, le gouvernement entend mener des actions fortes pour repositionner l'aquaculture au cœur de sa stratégie d'économie bleue.
Selon des statistiques officielles, la Côte d'Ivoire dispose de 550 km de façade maritime, 150.000 hectares de lagunes, 350.000 hectares de lacs et quatre grands fleuves, favorables au développement de systèmes variés tels que les étangs, les cages flottantes, les bassins hors-sol et les barrages.
Le pays compte à ce jour 1.076 fermes piscicoles et six écloseries publiques, produisant divers types de poissons notamment du tilapia, du mâchoiron, de la carpe rouge, du mulet, du capitaine, ainsi que des crustacés et mollusques. Fin
