
Peter Bakker a souligné les rôles de la Chine en tant que pôle industriel majeur, écosystème d'innovation en pleine croissance et leader dans le développement des technologies propres, notant que "ces capacités façonnent les voies de la décarbonisation mondiale".
DAVOS, Suisse, 22 janvier (Xinhua) -- La Chine est devenue un acteur essentiel dans la transition mondiale vers développement durable, devant jouer un rôle important dans la prochaine phase du développement durable, selon Peter Bakker, chef du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (World Business Council For Sustainable Development, WBCSD).
Dans une interview écrite accordée à Xinhua en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) à Davos, en Suisse, M. Bakker a identifié trois risques mondiaux convergents : les impacts physiques du climat qui perturbent la productivité et les investissements, la fragmentation géopolitique qui met à rude épreuve le commerce et les chaînes de valeur, et les changements technologiques rapides, tels que l'intelligence artificielle (IA), qui dépassent la capacité d'adaptation des gouvernements et de la main-d'œuvre.
Il a déclaré que la priorité pour la communauté économique mondiale est d'aligner le capital, les politiques et les actions des entreprises afin d'accélérer la transition vers une économie à faible émission de carbone, d'intégrer des stratégies positives pour la nature et de généraliser les modèles économiques circulaires.
La Chine est, selon lui, l'une des économies qui réussissent actuellement leur transformation. Il a souligné son triple rôle en tant que pôle industriel majeur, écosystème d'innovation en pleine croissance et leader dans le développement des technologies propres, notant que "ces capacités façonnent les voies de la décarbonisation mondiale".
Le WBCSD a été créé en 1995 et regroupe plus de 200 entreprises multinationales. M. Bakker a souligné l'engagement croissant de la Chine dans la collaboration internationale, notamment à travers le "Two Lakes Dialogue", où les entreprises chinoises montrent leur forte volonté de partager les meilleures pratiques, de développer conjointement des solutions et de relier l'innovation aux marchés mondiaux.
M. Bakker s'est dit convaincu que la Chine jouera un rôle important dans la prochaine phase du développement durable, non seulement en menant à bien sa propre transition, mais aussi en permettant une mise en œuvre à grande échelle au niveau mondial.
Commentant le thème du FEM, "L'esprit du dialogue", M. Bakker a déclaré : "L'esprit du dialogue fait le plus défaut là où la confiance s'est érodée : entre la géopolitique et les marchés, entre les pressions à court terme et les priorités à long terme, et entre l'ambition et la mise en œuvre."
M. Bakker a appelé tous les pays à renforcer le dialogue par des signaux politiques plus clairs et des investissements dans la coopération, même dans un monde plus conflictuel, soulignant que "le dialogue soutenu n'est pas facultatif, c'est une nécessité économique".
