(Multimédia) Le Japon n'est pas qualifié pour un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU (diplomate chinois) - Xinhua - french.news.cn

(Multimédia) Le Japon n'est pas qualifié pour un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU (diplomate chinois)

French.news.cn | 2026-01-22 à 20:10

Une pancarte lors d'un rassemblement devant le bureau de la Première ministre japonaise à Tokyo, au Japon, le 23 décembre 2025. (Xinhua/Jia Haocheng)

Le Japon n'est absolument pas qualifié pour occuper un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, a indiqué mercredi Sun Lei, chargé d'affaires de la mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies.

NEW YORK (Nations Unies), 22 janvier (Xinhua) -- Le Japon n'est absolument pas qualifié pour occuper un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, a indiqué mercredi Sun Lei, chargé d'affaires de la mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies.

Le militarisme japonais n'a pas été complètement éradiqué et les forces de droite japonaises font pression en faveur d'une remilitarisation, a-t-il fait remarquer.

"Un pays qui ne montre aucun remords pour ses crimes historiques, qui viole les normes fondamentales des relations internationales, qui remet en cause les résultats de la Seconde Guerre mondiale et bafoue ouvertement l'ordre international d'après-guerre, ne peut assumer la responsabilité de préserver la paix et la sécurité internationales, ne peut gagner la confiance de la communauté internationale et n'a fondamentalement aucune qualification pour briguer un siège permanent au Conseil de sécurité", a déclaré M. Sun, lors d'une réunion de l'Assemblée générale sur les négociations intergouvernementales relatives à la réforme du Conseil de sécurité.

Le Conseil de sécurité est au cœur du mécanisme international de sécurité collective. Il a une mission particulièrement importante dans le maintien de l'ordre international d'après-guerre et la préservation de la paix et de la sécurité internationales, a-t-il poursuivi.

Il y a 80 ans, le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient s'est officiellement réuni. Les procès de Tokyo ont sévèrement puni les criminels de guerre japonais, fait respecter la justice internationale et défendu la dignité humaine. Ils ont également constitué un avertissement sévère contre toute tentative de renaissance du militarisme, de l'agression et de l'expansion, a dit le diplomate. "Pourtant, le militarisme japonais n'a pas été complètement éliminé. Il a plutôt muté et s'est développé dans l'ombre".

Les forces de droite nippones ont vigoureusement blanchi l'histoire de l'agression du Japon, ont manifestement nié les crimes historiques du massacre de Nanjing, le recrutement forcé d'esclaves sexuelles et le travail forcé. Elles ont fait pression pour réviser les manuels d'histoire afin de réécrire l'histoire de l'agression japonaise. Plusieurs responsables actuels du gouvernement japonais se sont recueillis au sanctuaire Yasukuni, symbole spirituel du militarisme, témoignant ainsi leur vénération pour les criminels de guerre de classe A, a signalé M. Sun.

Des remarques erronées de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi sur Taiwan et sa menace d'utiliser la force contre la Chine aux hauts responsables japonais qui prônent ouvertement la possession d'armes nucléaires, en passant par la pression exercée pour réviser les trois documents sur la sécurité nationale et les appels à modifier les trois principes non nucléaires, ces actions révèlent pleinement les intentions sinistres des forces de droite japonaises qui souhaitent promouvoir la remilitarisation et tenter de faire revivre le militarisme, ce qui constitue une nouvelle menace pour la paix et la sécurité régionales et mondiales, a-t-il noté.

Un tel pays n'est absolument pas qualifié pour occuper un siège permanent au Conseil de sécurité, a-t-il souligné.

La Chine, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et grande puissance responsable, est prête à travailler avec tous les pays et peuples épris de paix pour défendre résolument les acquis de la Seconde Guerre mondiale et l'ordre international d'après-guerre, à soutenir conjointement l'autorité et l'unité du Conseil de sécurité et à jouer un rôle constructif dans la paix et la sécurité internationales, a-t-il affirmé.

Concernant la réforme du Conseil de sécurité, M. Sun a dit que la Chine soutenait une réforme nécessaire et raisonnable visant à renforcer l'autorité et l'efficacité du Conseil et à mieux répondre aux crises et aux défis. La seule orientation correcte de la réforme doit être d'accroître efficacement la représentation et la voix des pays en développement.

L'injustice historique subie par l'Afrique doit être corrigée et des dispositions spéciales doivent être prises pour répondre en priorité aux aspirations de l'Afrique. Les cinq groupes de questions concernant la réforme du Conseil de sécurité sont des questions fondamentales et cruciales qui doivent être abordées dans le cadre d'une solution globale, a-t-il estimé.

L'approche consistant à garantir des sièges à des groupes interrégionaux dans leur ensemble plutôt qu'à des pays spécifiques a recueilli un soutien plus vaste. Dans le même temps, de plus en plus de pays sont ouverts à la création de sièges régionaux et tournants. La Chine espère que la session actuelle des négociations intergouvernementales permettra d'engager des discussions approfondies sur ces nouveaux concepts de réforme, a conclu Sun Lei.

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