Le Venezuela ne veut pas d'"une paix des esclaves", a déclaré lundi le président vénézuélien Nicolas Maduro à ses partisans, alors que le déploiement militaire américain dans les Caraïbes "met à l'épreuve" son pays depuis des mois.
CARACAS, 2 décembre (Xinhua) -- Le Venezuela ne veut pas d'"une paix des esclaves", a déclaré lundi le président vénézuélien Nicolas Maduro à ses partisans, alors que le déploiement militaire américain dans les Caraïbes "met à l'épreuve" son pays depuis des mois.
"Nous voulons la paix, mais une paix avec la souveraineté, une paix avec l'égalité, une paix avec la liberté ; nous ne voulons pas la paix des esclaves ou la paix des colonies. Jamais de colonie, jamais d'esclavage", a affirmé M. Maduro, soulignant que "l'agression" militaire américaine qui dure depuis 22 semaines peut être qualifiée de "terrorisme psychologique".
M. Maduro a souligné que le pouvoir national repose sur la participation des citoyens et "s'appuie sur l'immense force de son peuple, sa conscience, ses institutions, ses fusils et sa détermination à construire cette patrie en dépit de toutes les difficultés".
Selon lui, le renforcement de ce tissu social rend le pouvoir national "invincible, éternel et perpétuel".
M. Maduro a indiqué que l'objectif est de préserver "la paix dans la dignité" en défendant la république et l'autonomie politique du pays.
Le président des Etats-Unis Donald Trump a intensifié la pression sur le Venezuela en renforçant considérablement la présence navale dans les Caraïbes, menant depuis septembre des frappes contre des navires soupçonnés de se livrer au narcotrafic et en émettant samedi des avertissements sérieux de se tenir éloigné de l'espace aérien vénézuélien.
Le Venezuela a révoqué les droits d'exploitation de six grandes compagnies aériennes internationales qui avaient suspendu leurs vols vers le pays à la suite d'un avertissement de l'Administration fédérale de l'aviation américaine.
M. Maduro et son gouvernement ont nié toutes les accusations criminelles et ont rétorqué que les Etats-Unis cherchaient à faire tomber le régime actuel afin de prendre le contrôle des vastes ressources naturelles du Venezuela, notamment le pétrole.
Lors de leur conversation téléphonique du 21 novembre, M. Trump a lancé un ultimatum à M. Maduro, lui demandant de quitter le Venezuela, selon les médias.
Depuis début septembre, les troupes américaines ont mené au moins 21 frappes contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue dans les Caraïbes et le Pacifique, tuant au moins 83 personnes.
