SEOUL, 22 septembre (Xinhua) -- Le président de la République de Corée Lee Jae-myung a averti que son pays serait confronté à une crise financière comparable à celle de 1997 s'il acceptait les demandes d'investissement des Etats-Unis sans garanties, a rapporté lundi l'agence de presse Reuters.
"Sans échange de devises, si nous devions retirer 350 milliards de dollars comme le réclament les Etats-Unis et investir dans ce pays cette somme en espèces, la République de Corée se retrouverait dans une situation similaire à celle qu'elle a connue lors de la crise financière de 1997", a-t-il déclaré vendredi dans un entretien accordé à Reuters.
Dans un accord verbal conclu en juillet dernier, la République de Corée s'est engagée à investir 350 milliards de dollars aux Etats-Unis en échange d'une réduction des droits de douane américains sur les produits sud-coréens.
Les réserves de devises étrangères de République de Corée s'élevaient à 416,29 milliards de dollars à la fin du mois d'août. Séoul a proposé une ligne de swap de devises avec Washington.
En ce qui concerne la descente de la police de l'immigration américaine dans une usine sud-coréenne située aux Etats-Unis au début du mois, M. Lee a indiqué que les Sud-Coréens étaient naturellement indignés par le traitement "sévère" réservé aux ouvriers, avertissant que cela pourrait rendre les entreprises sud-coréennes réticentes à investir aux Etats-Unis.
Le 4 septembre, l'agence américaine de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE) avait effectué une descente sur le site d'une usine de batteries pour véhicules électriques gérée par une coentreprise sud-coréenne entre Hyundai Motor Group et LG Energy Solution.
Quatre cent soixante-quinze personnes avaient été arrêtées, dont 316 ouvriers sud-coréens qui ont été placés au centre de détention de Folkston, en Géorgie.
"Je ne pense pas que cela ait été intentionnel, et les Etats-Unis ont présenté leurs excuses pour cet incident. Nous sommes convenus de rechercher des mesures raisonnables à cet égard et nous y travaillons", a affirmé M. Lee à Reuters. Fin
