BEYROUTH, 15 août (Xinhua) -- Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a annoncé vendredi que le Hezbollah refusait de remettre ses armes au gouvernement libanais et que son mouvement était prêt à entrer en guerre si nécessaire, en réponse à ce qu'il décrit comme une agression et une occupation israéliennes permanentes.
"Nous ne rendrons pas nos armes tant que l'agression et l'occupation se poursuivront", a-t-il dit, selon l'Agence nationale de presse libanaise.
Ce refus intervient dans un contexte d'escalade des tensions politiques au Liban, à la suite de la décision prise au début du mois par le gouvernement de placer ces armes sous le contrôle de l'Etat.
M. Qassem a averti qu'une telle décision allait "faciliter le meurtre des combattants de la résistance et de leurs familles", accusant le gouvernement de servir les objectifs israéliens et américains.
Il a critiqué les dirigeants libanais pour avoir donné priorité à leur survie politique plutôt qu'à la défense nationale, jugeant qu'ils devraient "éliminer Israël d'abord" avant de débattre des armes du groupe chiite.
Citant un récent sondage d'opinion, Naïm Qassem a dit qu'une majorité de Libanais pensaient que l'armée seule ne peut repousser une agression et s'opposaient au désarmement de la résistance en l'absence d'une stratégie de défense globale. Il a présenté l'arsenal du Hezbollah comme essentiel à la souveraineté du Liban.
Le chef du Hezbollah a également accusé Israël de chercher à étendre son territoire au-delà de la Palestine et a averti que le Liban était confronté à une menace existentielle s'il abandonnait ses capacités de dissuasion. "La résistance se battra s'il le faut", a-t-il martelé. Fin
