Le Cambodge accuses l'UE d'interférence électorale

Publié le 2013-06-28 18:24:13 | French. News. Cn
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PHNOM PENH, 28 juin (Xinhua) -- Le gouvernement du Cambodge a accusé la délégation de l'Union européenne d'avoir interféré dans les affaires du pays et lui a demandé de respecter la souveraineté et l'indépendance du Cambodge.

"Le gouvernement royal du Cambodge ne peut accepter et rejette la déclaration de la délégation en tant qu'Etat souverain et indépendant", indique une note diplomatique envoyée jeudi par le ministère des Affaires étrangères à la délégation de l'Union européenne, avant d'être publiée vendredi sur le site du ministère.

La déclaration qui est rejetée par le Cambodge date de mercredi, et a pour objectif de demander au Comité électoral national (CEN) du Cambodge de prendre les mesures nécessaires pour garantir le bon déroulement des élections législatives du 28 juillet.

"Une élection transparente et crédible représente une excellente opportunité de consolider la démocratie et garantir le développement futur du Cambodge", peut-on lire dans la déclaration, qui recommande également au CEN de mettre en oeuvre les recommandations de la Mission d'observation des élections en 2008, notamment en donnant un accès aux médias équitable aux différents candidats et en empêchant le financement des campagnes avec les fonds publics.

La déclaration de l'UE salue également les évolutions positives du processus électoral et encourage le CEN à continuer sur sa lancée. L'UE a par ailleurs exprimé l'espoir dans sa déclaration que les différents partis du Cambodge s'abstiennent d'employer une rhétorique incendiaire à l'encontre de leurs adversaires et participent à un débat ouvert sur l'avenir du Cambodge.

La note diplomatique du ministère cambodgien des Affaires étrangères exhorte l'UE à respecter la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques, qui stipule que les pays étrangers "ont le devoir de ne pas interférer dans les affaires d'un Etat".

"Le ministère aimerait souligner que le gouvernement du Cambodge s'est toujours engagé pour des élections libres, justes, transparentes et démocratiques, comme celles qui ont eu lieu auparavant et comme l'a rappelé à maintes reprises le Premier ministre du Cambodge Hun Sen", martèle la note.

Huit partis politiques se disputeront les élections législatives du 28 juillet. Les trois partis principaux sont celui du Premier ministre Hun Sen - le Parti du peuple cambodgien (au pouvoir) -, le principal parti d'opposition du leader en exil Sam Raynsi (Parti du secours national) et le parti royaliste Funcinpec dirigé par la princesse Norodom Arun Rasmey, la plus jeune fille du roi Norodom Sihanouk, décédé en octobre 2012.

Des observateurs politiques prévoient une victoire écrasante du parti du Premier ministre. A 61 ans, ce dernier est au pouvoir depuis 28 ans et a juré de rester à son poste jusqu'à ses 74 ans.

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