L'Iran projette d'arrêter ses exportations de pétrole vers l'UE

Publié le 2012-01-28 14:18:06 | French. News. Cn
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TEHERAN, 27 janvier (Xinhua) -- Le Majlis, le parlement iranien, discutera dimanche d'un projet de loi destiné à cesser ses exportations de pétrole vers l'Union européenne (UE), a rapporté vendredi la chaîne par satellite Press TV.

Les parlementaires iraniens discuteront de ce projet de loi qui, s'il est voté, mettrait fin exportations de pétrole vers l'UE dès le début de la semaine prochaine, a déclaré Hossein Ebrahimi, vice-président du Comité parlementaire sur la Sécurité nationale et les Affaires étrangères, cité par Press TV.

M. Ebrahimi a qualifié ce projet de "tactique de guerre psychologique", répondant à la décision de l'UE d'instaurer un embargo sur le brut iranien. L'application exacte de cette loi n'a pas encore été clairement définie.

Nasser Soudani, membre de la Comission parlementaire iranienne sur l'Energie, a également déclaré mercredi que le parlement iranien était en train de réfléchir à des mesures préventive visant à mettre immédiatement fin aux exportations pétrolières vers les membres de l'UE, avant que ceux-ci ne mettent effectivement en place leur embargo.

"Les membres du Majlis essaient de mettre en place une série de mesures selon lesquelles les pays européens ayant décrété des sanctions contre l'Iran ne seront plus à l'avenir autorisés à acheter une seule goutte de pétrole à l'Iran", a déclaré M. Soudani.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont décidé lundi de mettre au ban tous les produits pétroliers iraniens, provoquant une vive inquiétude au sein des investisseurs quant aux réserves mondiales de pétrole. Ces craintes sont renforcées par les menaces de Téhéran, qui a averti que l'Iran pourrait être amené à fermer le détroit d'Ormuz, un axe de circualtion essentiel pour le commerce pétrolier.

Les principaux importateurs de pétrole iranien de l'UE, comme la Grèce, l'Italie et l'Espagne, ont jusqu'au 1er juillet, date d'entrée en vigueur de l'embargo, pour trouver d'autres sources d'approvisionnement en pétrole.

Alors que les pressions s'accentuent sur Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé, la République islamique est confrontée à de lourds problèmes économiques intérieurs, comme la dépréciation de sa monnaie et une inflation croissante.

Une équipe de hauts responsables de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devrait se rendre en Iran le 29 janvier pour une visite de trois jours, afin de discuter des questions relatives au programme nucléaire iranien.

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