La République populaire démocratique de Corée (RPDC) est prête à rejoindre les pourparlers à six, si certains dossiers sont résolus, a fait savoir mardi le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des affaires politiques Lynn Pascoe à New York.
NEW YORK (Nations Unies), 16 février (Xinhua) -- La RPDC a demandé une levée des sanctions et des pourparlers de paix pour mettre officiellement fin à la guerre de Corée (1950-1953) avant son retour aux pourparlers à six, qui impliquent également la Corée du Sud, la Chine, les Etats-Unis, le Japon et la Russie, selon le responsable de l'ONU, qui vient de terminer vendredi dernier sa première visite en RPDC.
Le noeud de la question réside dans les détails, a confié aux journalistes M. Pascoe au siège de l'ONU à New York, refusant de discuter des détails, expliquant que les Nations Unies sont uniquement "messager", mais pas membre des pourparlers à six.
La RPDC est prête à négocier avec les Etats-Unis, a déclaré M. Pascoe.
Lors de sa visite en RPDC, l'émissaire du secrétaire général de l'ONU a rencontré le président du présidium de l'Assemblée populaire suprême Kim Yong Nam et le ministre des Affaires étrangères Pak Ui Chun, pour discuter d'une série de dossiers, tels que le dossier nucléaire, les pourparlers à six et la coopération entre l'ONU et la RPDC.
Il a affirmé qu'il avait déclaré aux responsables de la RPDC que les négociations internationales sur la dénucléarisation doivent être reprises "sans conditions préalables et sans délai".
L'émissaire a également transmis un message verbal de la part du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ainsi qu'une copie reliée cuir de la Charte de l'ONU, a confié aux journalistes jeudi dernier le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
"C'est une copie reliée cuir de la Charte des Nations Unies dans les six langues officielles", a précisé le porte-parole, faisant référence à l'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le français et le russe, les six langues officielles des Nations Unies.
M. Pascoe est le premier haut responsable de l'ONU à se rendre en RPDC depuis 2004. Sa visite de quatre jours est destinée à entamer un dialogue de haut niveau entre l'ONU et la RPDC.
"Nous avons réussi", a affirmé M. Pascoe, faisant état de la possiblité d'un engagement dans les mois à venir.
L'ONU compte 39 employés en RPDC, provenant des agences telles que le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance ( UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).