Les opinions du gouvernement central chinois et du dalaï lama divergent gravement sur la question du Tibet

Publié le 2010-02-02 12:19:50 | French. News. Cn
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BEIJING, 2 février (XInhua) -- Le gouvernement central chinois et la partie du dalaï lama ont eu, "comme d'habitude", des points de vue sévèrement divisés pendant leurs récentes discussions, a déclaré mardi Zhu Weiqun, chef adjoint du Département de Travail du Front uni du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), lors d'une conférence de presse.

"Nous sommes habitués à de telles divergences de points de vue, qui se sont déjà manifestées pendant les discussions précédentes entre le gouvernement central et les représentants personnels du dalaï lama", a indiqué M. Zhu.

Néanmoins, le responsable a également affirmé que ces divergences de vues permettraient aux deux parties de mieux connaître quelles étaient exactement leurs divergences, ainsi que la gravité de ces divergences.

"Cela permettra au dalaï lama de se rendre compte de la position où il est".

Le gouvernement central a souhaité "offrir au dalaï lama une chance de corriger ses erreurs" en organisant des entretiens avec ses représentants, a-t-il souligné.

Le gouvernement central a arrangé des visites pour ces représentants dans la province du Hunan (centre-sud), pour les aider à mieux comprendre le pays et la politique d'autonomie des minorités ethniques, a ajouté le responsable.

Lors des pourparlers précédents, Lodi Gyari a présenté un "mémorandum d'entente de tous les Tibétains pour une véritable autonomie", dans lequel des mots obscurs ont été employés pour la tentative de réaliser "un grand Tibet" et "une haute autonomie".

Quand ce mémorandum avait été rejeté par le gouvernement central, Lodi Gyari, mécontent, avait menacé de ne plus revenir à la table de négociation.

"Mais cette fois, Gyari envisage de nouveaux pourparlers dans l'avenir", a confirmé Zhu Weiqun.

Pour lui, le dalaï lama et ses partisans ont des "sujets favoris" depuis 2008, tel que le retrait du PCC, l'organisation des violences du 14 mars 2008 par le gouvernement central et l'armée chinoise, qui en a imputé la responsabilité au "gouvernement tibétain en exil", ou encore la revendication du sud du Tibet et de la région au sud de la ligne McMahon par l'Inde, le dalaï lama se déclarant "fils de l'Inde".

"Est-ce que de tels actes et paroles peuvent faciliter les relations entre le dalaï lama et le gouvernement central ? ", a demandé M. Zhu, affirmant qu'il était impératif que les paroles du dalaï lama correspondent à ses actions.

L'amélioration des relations avec le dalaï lama est une affaire purement intérieure de la Chine, "aucune autre partie n'a le droit de donner son opinion sur ce problème", a-t-il réitéré.

Au vu de ses nombreux voyages internationaux pour chercher un soutien politique étranger, le dalaï lama "joue déjà un rôle de provocateur". Ce fait cause une antipathie à son encontre parmi le peuple chinois, et a créé des obstacles vis-à-vis du processus de négociations.

Depuis les dernières discussions de novembre 2008, les fidèles du dalaï lama ne cessent de mener, avec les forces du séparatisme, des attaques contre le gouvernement central et le PCC, a dénoncé le responsable.

"Ils ont tenté vigoureusement de semer l'instabilité sociale en Chine, d'endommager l'image de la Chine, de perturber les visites officielles des dirigeants chinois à l'étranger, ainsi que de mettre en péril la sécurité territoriale et la souveraineté".

En outre, le dalaï lama a déclaré ouvertement et à plusieurs reprises, "sans aucun doute, je suis fils de l'Inde".

Le gouvernement central a demandé au dalaï lama d'abandonner sa position du séparatisme, de cesser les activités de cette nature, d'admettre publiquement que le Tibet et Taiwan sont deux parties incontestables de la Chine et que le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement représentant le pays. 

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