La Chine rejette la demande du dalaï lama d'être le "représentant légal" des Tibétains

Publié le 2010-02-02 12:18:35 | French. News. Cn
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BEIJING, 2 février (Xinhua) -- Un responsable du gouvernement central chinois a rejeté mardi la demande du dalaï lama d'être le "représentant légal" des Tibétains.

"Le gouvernement chinois et le gouvernement de la région autonome du Tibet sous son autorité sont les seuls représentants des Tibétains", a déclaré Zhu Weiqun, vice-ministre du Département de Travail du Front uni du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), lors d'une conférence de presse.

Du Qinglin, vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois, s'est entretenu avec les représentants personnels du dalaï lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, la semaine dernière à Beijing. D'autres responsables, dont Zhu Weiqun lui-même, se sont également entretenus avec eux.

Lors de ces entretiens, les représentants privés du dalaï lama ont refusé de "réviser un seul mot" du "Mémorandum pour tous les Tibétains de jouir d'une Autonomie authentique", qu'ils avaient présenté à l'occasion de la précédente rencontre, ni de faire aucune concession, a indiqué Zhu Weiqun.

Ils ont insisté sur le fait que le dalaï lama était "le représentant légal des Tibétains à l'étranger", et qu'il était prêt à dialoguer avec le gouvernement central au sujet du Tibet et du "bien-être des 6 millions de Tibétains", a-t-il poursuivi.

L'ancien gouvernement local du Tibet, qui a lancé une rébellion armée le 10 mars 1959, a été démis le 28 mars 1959.

"Le soit disant "gouvernement tibétain en exil", composé de ceux qui ont fui en Inde, viole absolument les lois chinoises", a affirmé Zhu Weiqun.

Les représentants privés "n'ont pas de statut légal pour discuter avec nous des affaires de la région autonome du Tibet", a affirmé Zhu Weiqun. "Ils ne sont que des représentants privés du dalaï lama et ils ne peuvent ainsi que parler des perspectives du dalaï lama, au plus, de celles d'un petit groupe de gens autour de lui".

Les négociations ont été suspendues pendant plus d'un an après des entretiens en novembre 2008.

"La raison principale consiste dans le fait qu'ils [la partie du dalaï lama] ont ouvertement déclaré cesser les contacts et le dialogue avec les autorités centrales", a expliqué Zhu Weiqun.

Il a suggéré que la partie du dalaï lama corrige ses torts au lieu de répéter les contenus du Mémorandum que le gouvernement central avait rejeté lors des entretiens précédents, et d'utiliser des stratagèmes pour l'expliquer.

 

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