ABIDJAN, 26 octobre (Xinhua) -- La Côte d'Ivoire entend faire de l'économie bleue un levier de sa souveraineté alimentaire, avec pour objectif de porter de 36% à 75% la couverture des besoins nationaux en protéines animales et halieutiques par la production locale à l'horizon 2030, a annoncé lundi le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré.
S'exprimant lors de la tribune "Les Grands rendez-vous de l'Agence ivoirienne de presse (AIP) ", M. Touré a présenté les grandes orientations de la deuxième phase de la Politique nationale de développement de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture (PONADEPA), couvrant la période 2026-2030.
Le ministre a rappelé que la production nationale actuelle ne couvre que 12% des besoins en poisson, contre 49% pour la viande et les abats et 15% pour le lait, soulignant la nécessité d'accroître les capacités de production locales afin de réduire la dépendance aux importations.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit de mobiliser près de 2.000 milliards de francs CFA (3,4 milliards de dollars) dans le cadre de la PONADEPA 2026-2030. Selon l'AIP, les autorités ambitionnent notamment d'attirer 1.600 milliards de francs CFA (2,7 milliards de dollars) d'investissements privés dans les filières animales et halieutiques d'ici à 2030.
"La souveraineté est un impératif", a affirmé M. Touré, appelant les investisseurs à s'engager davantage dans ces filières, qu'il considère comme des sources de création de richesses et d'emplois.
Le pays dispose de ressources naturelles favorables à ces activités. Selon des données publiées par l'AIP, la Côte d'Ivoire compte 1.076 fermes piscicoles et six écloseries publiques. Les exploitations produisent notamment du tilapia, du mâchoiron, de la carpe rouge, du mulet et du capitaine, ainsi que des crustacés et des mollusques. Fin
