BEIJING, 4 octobre (Xinhua) -- La Chine a joué un rôle actif en promouvant le dialogue et la coopération avec les autres membres du G20 tout en défendant ses principes lors de la récente réunion des ministres du Commerce du G20, a déclaré dimanche le ministère chinois du Commerce.
Le porte-parole du ministère a fait ces remarques en réponse à une question des médias sur cette réunion, qui s'est tenue les 30 septembre et 1er octobre à Milwaukee, dans l'Etat américain du Wisconsin.
Les membres ont échangé leurs points de vue sur les questions proposées par la présidence américaine du G20, notamment l'opposition à l'instrumentalisation de l'alimentation, la question des surcapacités, l'élimination du travail forcé et l'ajustement du principe de la nation la plus favorisée.
Les membres sont parvenus à une déclaration commune s'opposant l'instrumentalisation de l'alimentation, tandis qu'aucun document final n'a été publié sur les autres questions, selon le ministère.
Durant la réunion, la partie chinoise a constamment adopté une attitude d'ouverture et de coopération, participé de manière constructive aux discussions et maintenu une communication étroite avec les autres membres, jouant pleinement son rôle dans la promotion du dialogue et de la coopération, a indiqué le porte-parole.
La Chine est également restée fidèle à ses principes, a défendu résolument les intérêts communs de la Chine et des autres pays en développement, et s'est efforcée de promouvoir l'unité et la coopération au sein du G20, a ajouté le ministère.
Concernant la question alimentaire, de nombreux membres des marchés émergents et des pays en développement, dont la Chine, ont avancé l'idée que les pays importateurs et exportateurs de denrées alimentaires devaient préserver conjointement la stabilité des chaînes d'approvisionnement alimentaire, et que toutes les parties avaient le droit de prendre des mesures pour atteindre des objectifs de politique publique intérieure et sauvegarder la sécurité alimentaire, a déclaré le porte-parole.
La présidence a accueilli favorablement ces points de vue, qui ont également été pleinement reflétés dans la déclaration commune, a indiqué le porte-parole, ajoutant que ce résultat était le fruit de la recherche de consensus et des efforts conjoints de tous les membres du G20.
Les questions des surcapacités et du travail forcé ont été très controversées dès le départ, selon le ministère. Ce dernier a précisé qu'actuellement, les membres du G20 sont généralement soumis à des droits de douane supplémentaires au titre de la Section 301 sous le prétexte dit du "travail forcé" et sont majoritairement visés par des enquêtes au titre de la Section 301 sur la question dite des "surcapacités".
Dans ce contexte, de nombreux membres ont exprimé des points de vue divergents sur les questions fixées par la présidence, et la réunion n'a finalement pas permis de produire de documents de synthèse sur ces questions, a indiqué le ministère.
Le porte-parole a également noté qu'après la réunion, la partie américaine a publié une déclaration de la présidence mentionnant qu'elle avait diffusé, avec deux autres pays du G20, une déclaration sur le travail forcé en dehors du cadre du G20.
Sur la question de la réforme du principe de la nation la plus favorisée, la grande majorité des membres, y compris la Chine, ont souligné que ce principe est la pierre angulaire du système commercial multilatéral, qu'il assure stabilité et prévisibilité au commerce mondial, et que toute atteinte à ce principe porterait gravement atteinte aux fondements du système commercial multilatéral, a déclaré le ministère.
A la lumière des points de vue exprimés par les membres, la présidence n'a pas proposé de document final sur ce sujet, a révélé le ministère.
En prévision du Sommet des dirigeants du G20 en décembre 2026, le porte-parole a déclaré que la Chine était prête à travailler avec la présidence du G20 et tous les membres pour défendre la recherche de consensus et contribuer conjointement à des résultats économiques et commerciaux positifs et concrets au sommet. Fin
