TEHERAN, 21 septembre (Xinhua) -- L'Iran changera assurément la "géographie" de la guerre avec les Etats-Unis et Israël si elle fait l'objet d'une nouvelle "invasion", a déclaré Hossein Mohebbi, porte-parole du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
"Si une nouvelle invasion est lancée (contre l'Iran), il y aura des changements significatifs dans notre défense et notre offensive... Nous changerons sans aucun doute la géographie de la guerre", a fait savoir M. Mohebbi dans une interview accordée à la chaîne d'information iranienne Al-Alam et diffusée dimanche soir.
"Nous introduirons certainement de nouvelles armes dotées de nouvelles capacités dans le combat, et le monde sera stupéfait", a-t-il déclaré. "Nous avons de nouvelles cibles qui n'ont pas encore été attaquées".
M. Mohebbi a souligné que la guerre n'était pas encore terminée et que le CGRI s'était préparé à un conflit à long terme.
Dans le même temps, l'état-major des forces armées iraniennes a promis lundi "davantage de défaites" aux Etats-Unis, à Israël et à leurs alliés.
"Les forces armées iraniennes ne reculeront pas face à l'ennemi et feront goûter aux agresseurs et aux mal intentionnés, en particulier les ennemis américains et israéliens et leurs alliés, l'amertume de nouvelles défaites", a-t-il indiqué dans un communiqué.
Le CGRI a annoncé lundi que la défense aérienne de sa division aérospatiale avait abattu un drone américain MQ-1 Predator au-dessus du détroit d'Ormuz plus tôt dans la journée.
Dimanche, l'armée iranienne a déclaré que sa défense aérienne avait intercepté un drone Orbiter au-dessus de cette voie navigable stratégique pour le transport mondial de pétrole.
Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran, la capitale iranienne, et d'autres villes. Depuis, l'Iran a renforcé son emprise sur le détroit d'Ormuz.
Le 18 juin, les Etats-Unis et l'Iran ont signé un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre dans la région sur tous les fronts, y compris au Liban.
En vertu de ce protocole d'accord, ils devaient mener des négociations dans un délai de 60 jours, délai qui a expiré le 17 août, afin de parvenir à un accord définitif, mais l'issue de ces pourparlers reste incertaine dans le contexte des escalades récentes. Fin
