BEIJING, 10 septembre (Xinhua) -- La France a été exhortée à prendre au sérieux la position de la Chine et à cesser immédiatement d'utiliser sa loi contre la mode ultra-rapide pour porter atteinte aux droits et aux intérêts légitimes des entreprises chinoises.
Huang Ling, porte-parole du ministère chinois du Commerce, a déclaré jeudi que la loi contre la mode ultra-rapide promulguée par la France et les modalités de sa mise en œuvre fixaient des normes clairement ciblées visant à restreindre et à réprimer de manière discriminatoire les entreprises chinoises de commerce électronique transfrontalier.
Ces pratiques déloyales, sous prétexte de ''protection de l'environnement" et de "durabilité", fausseront gravement la concurrence loyale, a déclaré Mme Huang lors d'une conférence de presse régulière.
Les pratiques effectives de la France ont dépassé le cadre de la protection de l'environnement et revêtent clairement un caractère protectionniste, a-t-elle noté, ajoutant que la Chine avait maintes fois exprimé ses préoccupations à ce sujet envers la partie française.
Selon la porte-parole, la Chine s'oppose systématiquement à l'utilisation abusive des mesures restrictives commerciales et économiques, exhortant la France à traiter de manière appropriée les différends commerciaux et économiques par le biais du dialogue.
La Chine suivra de près les évolutions ultérieures et prendra des mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et les intérêts légitimes des entreprises chinoises, a-t-elle indiqué.
Selon la porte-parole, le ministère a récemment demandé à plusieurs entreprises françaises implantées en Chine de fournir des informations et des explications concernant le fait que, selon des informations parues dans les médias, certaines d'entre elles avaient bénéficié de subventions de l'Union européenne et de ses Etats membres, lesquelles pourraient, dans une certaine mesure, être répercutées sur leurs succursales en Chine. Fin
