BUJUMBURA, 3 juillet (Xinhua) -- L'Afrique ne pourra pleinement réaliser son potentiel que si les filles et les femmes disposent des mêmes chances d'apprendre, de réussir et de contribuer au développement de leurs sociétés, a déclaré jeudi Violet Kakyomya, coordonnatrice résidente des Nations Unies au Burundi, lors de l'ouverture à Bujumbura de la 2e Conférence panafricaine de l'Union africaine (UA) sur l'éducation des filles et des femmes.
"L'éducation des filles et des femmes est à la fois un droit fondamental et un puissant moteur de transformation", a-t-elle souligné devant les représentants d'une quarantaine de pays africains réunis pour cette rencontre de trois jours, placée sous le thème "Prioriser l'éducation des filles et des femmes : développer leurs compétences et accélérer les opportunités d'apprentissage et de formation".
Le vice-président burundais, Prosper Bazombanza, a pour sa part souligné que l'éducation des filles et des femmes ouvrait les portes du savoir, de la dignité et de l'autonomie, faisant ainsi d'elles des actrices incontournables du changement au sein de la famille, de la communauté et de la nation toute entière.
"En investissant dans l'éducation d'une fille, nous investissons dans plusieurs générations", a-t-il dit.
Au Burundi, selon les données présentées par le ministre de l'Education nationale et de la Recherche scientifique, François Havyarimana, si les filles sont légèrement majoritaires dans l'enseignement préscolaire (50,45%) et fondamental (51,48%), leur proportion diminue progressivement dans l'enseignement post-fondamental. L'écart se creuse dans l'enseignement supérieur, où le taux d'inscription des filles au niveau du cycle de baccalauréat n'atteint qu'environ 25%.
Face à ce constat, le ministre a réaffirmé l'engagement du Burundi à poursuivre les réformes visant à renforcer l'équité, l'inclusion et la qualité de l'éducation pour tous les enfants, et en particulier pour les filles et les femmes. Fin
