TEHERAN, 26 juin (Xinhua) -- Le ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté vendredi l'affirmation américaine d'un "engagement durable envers la sécurité du Conseil de coopération du Golfe (CCG)", la considérant comme "une simple rhétorique et une distorsion de la réalité".
L'affirmation a été faite par le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio dans une déclaration conjointe entre les Etats-Unis et le CCG publiée jeudi après leur réunion ministérielle à Manama, la capitale bahreïnienne.
En réponse, le ministère a déclaré dans un communiqué que la présence militaire américaine dans les pays du CCG n'était qu'un "fardeau pour les pays de la région et une cause d'insécurité et de division".
L'utilisation par les Etats-Unis de bases dans les pays régionaux pour commettre "le crime d'agression" contre l'Iran pendant la guerre de 40 jours a prouvé que Washington n'accordait aucune importance à la sécurité ou aux relations mutuelles de ces pays.
Il a rappelé aux pays du CCG leur "obligation explicite", conformément au droit international et au principe de bon voisinage, d'empêcher toute utilisation par des tiers de leurs territoires et installations pour planifier, organiser et soutenir une "agression militaire" contre l'Iran.
Toujours vendredi, le principal commandement militaire iranien, le quartier général central de Khatam al-Anbiya, a mis en garde dans une déclaration contre les "mouvements" d'avions militaires israéliens dans l'espace aérien de certains pays voisins, qualifiant ces "actions dangereuses et une menace" contre l'Iran.
Il n'a pas donné de détails supplémentaires sur les mouvements.
Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et d'autres villes iraniennes. L'Iran a riposté avec des vagues de missiles et de drones visant Israël et les actifs américains dans la région, tout en resserrant son emprise sur le détroit d'Ormuz pour bloquer les navires liés à Israël et aux Etats-Unis.
Le 18 juin, l'Iran et les Etats-Unis ont signé un protocole d'accord visant à mettre fin au conflit sur tous les fronts, y compris le Liban, après lequel ils ont entamé des négociations sur un accord final. Fin
